Des astronomes ont découvert des “autoroutes spatiales” dans le système solaire

Une équipe de chercheurs de l’Observatoire Astronomique de Belgrade (AOB), en Sibérie, a fait une découverte qui révolutionnera les voyages spatiaux. Cette équipe, dirigée par Nataša Todorović, dit avoir trouvé des autoroutes spatiales qui permettraient de réduire considérablement la durée d’un voyage à travers l’espace.

Ces autoroutes se trouvent dans le Système solaire et seraient générées par les interactions gravitationnelles. D’après les chercheurs, elles se présentent sous la forme d’une série d’arches qui sont connectées par des « collecteurs spatiaux. »

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Il s’agit là d’une découverte inestimable. En effet, le passage par ces autoroutes spatiales permettrait de faire le voyage entre Jupiter et Neptune en quelques dizaines d’années. En temps normal, un tel trajet prendrait plus de temps.

Comment repérer les collecteurs spatiaux ?

Pour remonter jusqu’à ces autoroutes spatiales, il faut suivre la piste des collecteurs spatiaux. Néanmoins, cela est plus facile à dire qu’à faire, et pour cause ! Ces collecteurs sont des structures invisibles.

En dépit de cela, l’équipe de Nataša Todorović a trouvé un moyen de retracer ces éléments. Pour ce faire, les chercheurs ont opté pour l’utilisation de l’indicateur rapide de Lyapunov (FLI). Cet outil est généralement utilisé pour détecter le chaos. Cette formation est connue pour être liée à des collecteurs stables et instables. Grâce au FLI, ils ont donc pu trouver des collecteurs et découvrir de nouvelles autoroutes spatiales.

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Des autoroutes qui représentent l’avenir des voyages spatiaux

L’utilisation de cet outil a permis aux chercheurs de « déceler les instabilités qui agissent sur les échelles de temps orbitales. » Ils ont indiqué que le FLI était « bien établi pour définir plus généralement les régions de transport rapide au sein du système solaire. »

Cette opération leur a permis de collecter les données numériques de millions d’orbites qui se trouvent dans le Système solaire. Ils ont ensuite tenté de déterminer la façon dont les orbites s’ajustent aux collecteurs. Pour ce faire, ils ont modélisé les perturbations générées par sept planètes majeures, de Vénus à Neptune. Ces études ont révélé que les arches les plus proéminentes étaient rattachées à Jupiter. En revanche, elle ne serait pas la seule planète à pouvoir générer ce genre de structures.

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À l’avenir, une meilleure compréhension de ces autoroutes spatiales devrait faciliter la réalisation des voyages spatiaux.

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