Aux Etats-Unis, le réchauffement climatique pourrait faire augmenter le nombre de naissances prématurées

Le changement climatique continue de faire des dégâts. Dans une récente étude publiée dans la revue « Nature Climate Change », deux chercheurs américains préviennent que cette fois-ci, ce sont nos nouveau-nés qui risquent d’en payer les frais.

Alan Barreca et Jessamyn Schaller, respectivement chercheurs à l’université de Californie et Cambridge, ont dévoilé qu’aux États-Unis, le nombre de bébés nés prématurément risque d’augmenter considérablement à mesure que la température va  continuer de grimper.

Bébé

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Pour oser avancer des conclusions aussi inquiétantes, le duo s’est basé sur l’évolution des taux de natalité quotidiens aux États-Unis entre 1969 et 1988 en fonction des températures.

Chaleur et accouchements précoces

En étudiant minutieusement les données, Alan Barreca et Jessamyn Schaller ont constaté que les naissances sont beaucoup plus nombreuses lorsque les températures sont très fortes. Le problème, c’est que la plupart des accouchements se déroulent plus tôt que prévu : au lieu des 39 à 40 semaines « normales », de nombreux bébés ressentent le besoin de sortir plus tôt.

L’étude dévoile que les accouchements précoces surviennent en plus grand nombre lorsque la température passe le seuil de 32,2 °C. Ainsi pour ce qui est des États-Unis, le pays a enregistré plus de 25 000 nouveau-nés prématurés par an au cours des dernières années.

Et ce ne serait que le début si l’on en croit Barreca et Schaller, car il faut s’attendre à ce que les températures continuent de grimper dans les années à venir.

Quels risques pour les nouveau-nés ?

À cause des fortes chaleurs, beaucoup de bébés américains viennent au monde beaucoup plus tôt que prévu. Au lieu de naître à 9 mois (voire 10 mois aux États-Unis), ils naissent après n’avoir passé que 35 semaines seulement, voire un peu moins, dans le ventre maternel.

Bien évidemment, les naissances prématurées ne sont pas sans conséquence sur la santé des nourrissons qui sont beaucoup plus fragiles et sensibles aux maladies et aux infections.

Mais quels liens entre les hausses de température et les naissances prématurées ? Barreca et Schaller avancent que les fortes chaleurs pourraient causer un stress cardiovasculaire chez la mère et provoquer l’accouchement, ou alors entraîner l’augmentation du taux d’ocytocine (l’hormone qui stimule le début du travail) dans le corps.

Pour l’heure rien n’est encore sûr, mais les recherches continuent pour essayer d’en savoir plus et peut-être même réussir à trouver une solution au phénomène.