Aux Etats-Unis, les chasseurs de fantômes peuvent finir devant un tribunal

Christian Devaux a une vingtaine d’années et il s’est présenté comme un chasseur de fantômes lorsque la police est intervenue chez lui après avoir été appelée suite à plusieurs coups de feu. Il devra tout de même s’expliquer de son geste devant un tribunal.

L’affaire remonte au 9 juillet dernier. Le prévenu se trouvait seul à son domicile à Tolland dans le Connecticut.

Théorie mort

Il a alors pris son téléphone et il a contacté la police en indiquant qu’un homme portant un sweat à capuche et un masque était entré chez lui.

Une affaire en apparence banale

Un homme menaçant, et armé d’un fusil. Toujours au téléphone, Devaux a  alors invectivé l’intrus avant de tirer deux coups de feu.

La police est intervenue quelques minutes plus tard. Les enquêteurs ont bien trouvé deux impacts de balle dans un mur de sa maison, sans pour autant parvenir à mettre la main sur le prétendu intrus. De son côté, la brigade canine n’a découvert aucune odeur suspecte.

Plusieurs agents ont alors interrogé les voisins de l’homme. Ces derniers ont déclaré n’avoir rien vu ni entendu à l’exception des deux coups de feu.

La police scientifique a alors effectué des analyses plus poussées et plusieurs incohérences ont été trouvées au niveau du témoignage de Devaux.

Interrogé par les enquêteurs, ce dernier a en effet déclaré avoir tiré en l’air pour faire fuir l’intrus, mais les impacts de balles ont montré une trajectoire bien différente.

Le surnaturel, une défense qui laisse à désirer

Acculé, Devaux a alors commencé à évoquer une apparition fantomatique. L’homme a ensuite déclaré aux policiers qu’il travaillait comme enquêteur paranormal depuis cinq ou six ans et qu’il avait fait plusieurs rencontres surnaturelles au cours de sa carrière.

Les autorités n’ont semble-t-il pas été totalement convaincues par les explications de l’homme cependant.

Devaux fait en effet l’objet de poursuite et il devra ainsi comparaître au tribunal le 11 septembre pour possession illégale d’armes à feu, fausses déclarations à la police, mise en danger imprudente au second degré, abus d’appel d’urgence et… conduite dangereuse.

D’après le Journal Inquirer (site inaccessible en Europe), l’homme aurait été en outre impliqué dans une affaire similaire en 2011. Il a été libéré sous caution, une caution fixée à 5000 $.

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