Ava Winery, l‘entreprise qui ambitionne de transformer l’eau en vin

Ava Winery est une start-up plutôt ambitieuse. Tel le Jésus Christ des récits bibliques, elle a en effet l’intention de transformer l’eau en vin en s’appuyant sur la chimie. En d’autres termes, ils veulent faire du vin avec de l’eau et sans raisins. Il s’agit d’un défi ambitieux, car l’idée serait de concurrencer les grands crus.

La start-up est basée à San Francisco. Elle pense avoir trouvé un moyen de transformer l’eau en vin en seulement quinze minutes. Pour ce faire, elle se servirait de composés aromatiques ainsi que de l’éthanol. Son laboratoire étudie les compositions chimiques des vins les plus prestigieux et tente de les reproduire.

Vin

Pour l’instant, selon les feedbacks issus des dégustations proposées par l’entreprise, le produit n’est pas très apprécié. Les deux entrepreneurs ne semblent pourtant pas se décourager.

Du Chardonnay pour tout le monde ?

C’était lors de la visite d’une cave californienne en 2015 que Mardonn Chua et Alec Lee ont eu l’idée de créer Ava Winery. Ils se sont intéressés à une bouteille de Château Montelana. Il s’agit d’un vin Chardonnay californien qui avait remporté un concours organisé à Paris en 1976 face à ses rivaux français.

Cette bouteille de vin coûtait dix mille euros. « J’étais pétrifié par cette bouteille affichée sur le mur. Je ne pourrai jamais payer une bouteille comme ça, je ne pourrai jamais en profiter. Cela m’a fait réfléchir. » a raconté Mardonn Chua. C’est alors qu’ils ont envisagé de mettre des vins de grande renommée à la portée de tout le monde.

Mimer le goût des vins

Il n’est pas chose facile de mimer le goût des différents arômes des vins issus de longues périodes de fermentation. Pour ce faire, la start-up utilise la spectrométrie de masse ainsi que d’autres outils sophistiqués. Elle s’affranchit ainsi du long délai de production et propose un coût abordable aux consommateurs.

Il lui reste toutefois à convaincre ces derniers de la qualité de ses produits. Les ingrédients qu’elle utilise sont notamment de l’eau, de l’éthanol, des composés aromatiques , de la glycérine, du sucre et des acides.

Une journaliste de New Scientist a déjà goûté à l’un des produits. Elle avait déclaré avoir ressenti une odeur d’alcool de nettoyage, voire un goût de plastique. Ce n’est donc pas encore gagné pour l’entreprise californienne.

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