Avec 6 milliards de dollars encaissés, GTA V est le produit de divertissement le plus lucratif de l’histoire

GTA V est désormais le produit de divertissement le plus lucratif de tous les temps, tous domaines confondus. C’est ce que rapporte MarketWatch, qui nous apprend que le dernier opus de la licence aurait généré pas moins de 6 milliards de dollars de bénéfices (au travers de 90 millions d’unités écoulées) sans pour autant cesser de se vendre. Un chiffre monstrueux qui permet au titre de Rockstar de mettre un coup de boule à certains mastodontes du cinéma comme Star Wars (MarketWatch ne précise toutefois pas quel opus) ou Avatar, qui ont respectivement rapporté 3 et 2,8 milliards de dollars à leurs studios.

Le plus impressionnant reste toutefois le rapport investissement initial / bénéfice final dont profite Grand Theft Auto cinquième du nom. Toujours d’après le site, le soft aurait ainsi coûté « seulement » 265 millions de dollars à produire, pour les recettes qu’on lui connait à présent.

Il fallait s’y attendre, mais la nouvelle fait toujours sont petit effet, GTA V vient de devenir officiellement le produit de divertissement le plus lucratif de l’histoire.

À titre de comparaison, Avatar avait pour sa part nécessité un investissement de 237 millions. Et ce pour moitié moins de revenus, au final, que GTA V. De quoi laisser songeur quant à la rentabilité du cinéma face au jeu vidéo, du moins dans certains cas…

GTA V : Un succès que Rockstar aurait du mal à reproduire ?

D’après Doug Creutz, analyste de Cowen contacté par MarketWatch, un tel succès sera très difficile à reproduire pour le studio.

« On ne peut pas dire que Rockstar ne rencontrera jamais plus d’autres succès – c’est possible – mais un autre [succès aussi important que] GTA V, c’est peu probable. De nombreux albums de Michael Jackson ont été des Hits, mais il n’y a eu qu’un seul ‘Thriller‘ », explique l’analyste.

À noter que dans son article, MarketWatch revient longuement – et à plusieurs reprises – sur les controverses générées par GTA V tout au long de sa période d’exploitation. Le média semble vouloir pointer du doigt un paradoxe entre le contenu prétendument offensant du dernier Grand Theft Auto et l’écrasant succès du titre à travers le monde.

Une analyse qui ne prend peut-être pas suffisamment en compte que l’ADN même de la série (et plus largement celui de Rockstar) repose justement sur une volonté de s’affranchir du politiquement correct pour mieux critiquer la société dans laquelle nous évoluons. Une démarche qui fait décidément bien des vagues, mais qui contribue, sans l’ombre d’un doute, au succès de la licence et à son isolante pérennité sur le marché.

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