Aviation : Sergey Brin mise sur une pile géante particulière pour porter secours aux sinistrés

Sergey Brin investit dans un projet d’avant-garde par le biais de sa société LTA. L’objectif est de réaliser un gigantesque dirigeable mu par une énergie révolutionnaire : une immense pile à combustible à hydrogène. C’est une technologie déjà disponible sur la Toyota Mirai. Si l’objectif à court terme vise la mise au point d’un système de propulsion à hydrogène de 1,5 mégawatt, le but final est d’apporter du neuf dans le domaine du transport.

Ce dirigeable de très grande taille aura pour mission de porter secours aux sinistrés lors des catastrophes naturelles. L’appareil peut alors sauver plus de vies et apporter davantage de vivres dans des endroits difficilement accessibles aux moyens de locomotion ordinaires. L’engin peut également traverser les océans quoique sa vitesse soit beaucoup moindre que celle des avions.

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LTA mise sur le dirigeable électrique de la lignée de Pathfinder 1 pour le vol d’essai avec 12 moteurs électriques et 14 personnes à bord.

Des possibilités décuplées si bien gérées

Les batteries à hydrogène ont l’avantage d’être plus légères que celle au lithium. Les dirigeables de nouvelle génération utilisent désormais de l’hélium ininflammable pour ne plus revivre le désastre de l’Hindenburg. Il faut savoir que ces batteries ont une autonomie d’environ 200 km, tandis que les grosses piles à hydrogène peuvent faire voler le dirigeable jusqu’à 1700 km.

La solution de la pile à hydrogène n’est pas encore indiquée pour les appareils volants ordinaires. L’alternative pensée par Sergey Brin associe hydrogène et oxygène pour produire de l’eau et de l’électricité. Il faut alors non seulement assurer la stabilité de l’hydrogène dans les réservoirs, mais aussi gérer l’eau produite et le dégagement de chaleur.

Une solution économique encore hypothétique

Quoique prometteuse, la solution choisie par Sergey Brin ne sera pas encore fonctionnelle cette année. L’intérêt de la chose est que le milliardaire accepte de mobiliser une partie de sa fortune dans les recherches pour des visées humanitaires, même si le rendement économique n’est pas encore au rendez-vous.

L’optique du projet reste de servir de réponse aux désastres qui frappent des endroits difficilement accessibles du fait de l’absence d’infrastructures. LTA nourrit tout de même l’espoir de créer des appareils volants à zéro émission pour le transport des biens et des personnes.