Certaines bactéries de l’intestin seraient capables d’influencer notre état mental

Les psychobiotiques sont des êtres vivants particuliers. Le Professeur Ted Dinan, un psychiatre clinicien du centre de pharmacologie alimentaire de l’University College Cork, a inventé ce terme en 2013. C’était lorsqu’il a découvert que certaines bactéries qui vivent dans l’axe intestin-cerveau sont capables de produire des substances neuro-actives. La présence de ces molécules en plus ou moins grande quantité dans notre système nerveux conditionnerait alors notre état mental.

Image 3 D du microbiome intestinal

À certaines conditions, ces substances neuroactives seraient néfastes pour notre santé mentale. Ils peuvent générer de la dépression, de l’anxiété, voire de la démence chez certains sujets. Ils agissent également sur l’intestin, car le système nerveux central est connecté au tube digestif de façon bidirectionnelle.

En outre, les psychobiotiques interagissent activement avec les microbiomes intestinaux pour réguler la digestion et optimiser d’autres fonctions métaboliques.

Les psychobiotiques : bonnes ou mauvaises bactéries ?

Les psychobiotiques ont longtemps été connus comme étant de bonnes bactéries. Ces bactéries intestinales agissent sur l’axe hypothalamohypophysaire et sont bénéfiques pour notre santé globale, en régulant la flore intestinale. Elles contribuent surtout au bon fonctionnement du système digestif, stimulent le système immunitaire et freinent la prolifération des pathogènes.

Toutefois, le professeur Glenn Gibson, qui travaille en microbiologie alimentaire à l’université de Reading, au Royaume-Uni, a prévenu que la présence de ces micro-organismes n’est pas sans risques pour notre santé. Ils seraient à l’origine de nombreuses maladies psychiques.

Une alimentation équilibrée peut aider à traiter des maladies mentales

Le lien entre les troubles digestifs tels que le syndrome du côlon irritable (SCI) et la santé mentale a été démontré par plusieurs études. Une alimentation saine stimule alors notre microbiote intestinal. Par exemple, suivre un régime à base de plantes et riche en aliments fermentés peut diminuer le risque de dépression.

Des neurotransmetteurs liés à l’humeur sont fabriqués dans l’intestin à partir d’acides gras. Les médecins pourraient alors préconiser un régime spécifique en fonction de la maladie mentale en complément de traitements antidépresseurs.

SOURCE : LIVESCIENCE

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