Facebook Free Basics n’est plus le bienvenu en Inde

Facebook a pour ambition de connecter le monde et c’est précisément ce qui a poussé le géant des réseaux sociaux à lancer le programme Free Basics en Inde. Mais voilà, ce dernier se trouve dans le collimateur du gouvernement depuis plusieurs semaines maintenant et le TRAI a finalement décidé de le bannir pour protéger la neutralité du net dans le pays.

Tout le monde n’a pas les moyens de dépenser plusieurs dizaines d’euros chaque mois dans un forfait proposant de la data en illimitée. Ces offres sont peut-être courantes en Europe ou même aux Etats-Unis, mais il n’en va pas de même sur les marchés émergents.

Fin Free Basics

Free Basics n’est plus le bienvenu en Inde.

Mark Zuckerberg et ses associés ont donc travaillé sur un programme assez particulier visant à offrir un accès gratuit à certaines applications aux mobinautes les plus démunis : internet.org.

Free Basics a du plomb dans l’aile depuis l’année dernière

Porté par Facebook, Qualcomm, MediaTek ou encore Samsung, il se présentait sous la forme d’une simple application mobile à installer sur un smartphone.

Elle offrait un accès gratuit à plusieurs services tels que Wikipédia, Google Search ou même Facebook et elle avait donc tout pour plaire, du moins sur le papier.

Mais voilà, le problème c’est que tous les services proposés par l’application étaient sélectionnés par les équipes de Mark Zuckerberg. L’application s’est très vite retrouvée dans le collimateur des médias indiens et beaucoup de gens ont accusé la firme américaine de vouloir porter un coup fatal à la neutralité du net en Inde.

Face à la situation, Mark a donc décidé de changer son fusil d’épaule et il a changé le nom du service dans la foulée.

Internet.org est alors devenu Free Basics.

En marge, Facebook a aussi sécurisé toutes les connexions en HTTPS et il a ensuite intégré une soixantaine de services supplémentaires pour essayer de calmer les esprits.

Les efforts de Mark Zuckerberg n’ont pas payé

Cela n’a pas eu l’effet escompté et les autorités indiennes ont ainsi choisi de suspendre temporairement le programme en décembre dernier et d’ouvrir une enquête dans la foulée pour déterminer si la solution représentant réellement un risque pour la neutralité du net dans le pays.

Mark a alors publié un long message sur Facebook pour exprimer son incompréhension mais ce dernier n’a visiblement pas eu l’effet escompté.

Le TRAI, et donc l’autorité de régulation indienne, vient effectivement de prendre une décision qui risque de ne pas faire plaisir à Mark et à ses associés. Elle interdit effectivement aux opérateurs de modifier les tarifs d’accès à internet en fonction des services utilisés par le client.

En d’autres termes, tous les mobinautes indiens doivent désormais être facturés de la même manière quel que soit les applications ou les sites utilisés.

Free Basics est donc totalement illégal en Inde.

Alors bien sûr, le programme est présent dans une trentaine d’autres pays mais le marché indien était le plus porteur de tous. Le pays compte environ 1,3 milliard de personnes mais seules 250 millions d’entre elles ont accès à internet à l’heure actuelle.

Grâce à son programme, Facebook aurait donc pu toucher des centaines de millions de personnes et grossir ainsi sa base d’utilisateurs.

Mots-clés facebookweb