On a créé sans le vouloir une barrière artificielle autour de la Terre

Deux sondes de la NASA ont détecté une bulle artificielle qui entoure notre planète. Une équipe de scientifiques l’ont alors étudiée et ont réussi à démontrer qu’elle a été créée par ce qu’on appelle « communications radio à très basse fréquence » (VLF). En d’autres termes, cette sorte de barrière s’est formée accidentellement à partir des interactions entre les ondes radio utilisées sur Terre et les particules dans l’espace.

D’après les observations, cette bulle située au-delà de l’atmosphère terrestre a un effet protecteur. Elle semble freiner les éléments extrêmes du climat spatial, comme les éruptions solaires et les orages magnétiques qui perturbent les communications par satellite et les réseaux électriques.

Un satellite orbitant autour de la Terre
Crédits Pixabay

Du fait de sa présence, les décharges solaires, qui sont extrêmement dangereuses, sont maintenues à distance.

Cette barrière artificielle est donc le fruit d’activités humaines. Elle est capable d’influencer le mouvement de certaines particules spatiales et surtout l’endroit où elles se déplacent. Grâce à la VLF, nous disposons désormais d’une météo spatiale en faveur de l’espèce humaine.

Des transmissions capables de dévier les grands obstacles

Les signaux VLF sont utilisés dans différents travaux scientifiques et d’ingénierie. Ils sont aussi utilisés par les sous-marins dans des eaux profondes lors des opérations militaires. Leurs transmissions sont efficaces pour des terrains difficiles tels que les chaînes de montagnes, car leurs longueurs d’onde sont capables de dévier les grands obstacles.

Leurs fréquences sont comprises entre 3 et 30 kilohertz. Celles-ci sont trop faibles pour assurer des transmissions audio, mais idéales pour diffuser des messages codés sur de longues distances ou sous l’eau. Ces signaux VLF se sont alors infiltrés dans l’espace et ont fini par former une bulle protectrice géante autour de la planète.

Les signaux ont créé une barrière impénétrable

Les données obtenues par les sondes ont permis de comparer l’emplacement de la bulle par rapport aux limites des ceintures de radiation terrestre. Les experts ont découvert que son étendue extérieure correspond exactement à ces limites.

Les signaux VLF peuvent influencer le mouvement des particules chargées à l’intérieur de ces ceintures de radiation. C’est ce qui permet à la barrière de les repousser progressivement. Dan Baker, du laboratoire de physique atmosphérique et spatiale de l’université du Colorado, l’a même qualifié de « barrière impénétrable ».

« Les expériences et les observations ont démontré que les signaux de communication radio dans la gamme de fréquences VLF peuvent détourner les flux des rayonnements solaires et affecter les hautes énergies autour de la Terre. »

Phil Erickson, un des membres de l’équipe de l’observatoire Haystack du MIT dans le Massachusetts

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