Une bataille judiciaire fait rage à propos… de MS-DOS

Vous rappelez vous de MS-DOS ? Il s’agit d’un système d’exploitation de type DOS, dont le nom est l’abréviation de “Microsoft Disk Operating System”. Développé par la firme de Redmond au début des années 80 pour l’IBM PC, puis pour les compatibles PC – ordinateurs dérivés de l’IBM PC – MS-DOS a vécu ses heures de gloire entre les années 80 et fin 90.

Si vous avez connu l’informatique en ces temps reculés vous vous en souvenez certainement (avec peut-être même une petite pointe de nostalgie). Mais si le bougre fait de nouveau parler de lui en 2016, c’est parce qu’il fait l’objet d’une véritable bataille judiciaire en Australie, où il reste utilisé dans certains services du gouvernement et notamment dans le domaine de la santé.

MS-DOS a pris sa retraite en 2001 mais reste utilisé dans certains services.

MS-DOS a pris sa retraite en 2001 mais reste utilisé dans certains services.

Et oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, MS-DOS est toujours d’actualité dans certains services médicaux en Australie, notamment au travers d’un logiciel d’archivage de données, nommé CHIRON qui fonctionne sous MS-DOS.

Et s’il y a bataille judiciaire c’est parce que la société qui avait développé CHIRON à la fin des années 80 : Working Systems, a décidé d’arrêter de fournir leur support au logiciel, et de lui accorder une retraite bien mérité.

Le gouvernement australien apposé au départ à la retraite de CHIRON

Le gouvernement australien (et en particulier ses services en lien avec le milieu médical) est opposé à la mise au rebut de ce logiciel. CHIRON est en effet toujours utilisé par 64 centres médicaux et gère les dossiers de plusieurs milliers de patients.

Mais pourquoi ne pas être passé sur un logiciel plus récent ? Tout simplement parce que EPAS, le nouveau logiciel qui devait remplacer CHIRON n’est pas encore disponible et coûte nettement plus cher que prévu.

CHIRON reste donc pour le moment vital au système de santé australien.

Un procès engagé par Working Systems

Ce n’est pas le gouvernement australien qui s’est lancé dans une procédure judiciaire mais la société a qui appartient CHIRON. Elle espère par ce biais forcer le gouvernement à migrer ses services sur une solution logicielle plus récente.

Il faut dire qu’il serait à présent déraisonnable de continuer à user d’un logiciel qui n’est plus soutenu, surtout lorsqu’il contient des données sensibles, comme des dossiers médicaux.

Le gouvernement australien devra tôt ou tard se pencher sérieusement sur la question du remplacement de CHIRON, une question qui aurait raisonnablement dû être réglée depuis des années.

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