Le MacBook n’est (malheureusement) pas un foudre de guerre

Appleprofité de sa dernière conférence de presse pour lever le voile sur une machine nomade particulièrement fine, légère et compacte. Le MacBook a fait couler beaucoup d’encre au fil de ces dernières semaines, et pas mal de gens se demandaient si sa puce lui conférait une puissance de calcul suffisante. Si c’est votre cas, alors cet article devrait vous intéresser.

La machine s’est effectivement faite épingler par Geekbench durant la nuit et autant vous prévenir tout de suite, ce n’est franchement pas un foudre de guerre.

Focus MacBook 2015 : image 2

Le MacBook est peut-être joli à regarder, mais il risque de montrer rapidement ses limites.

Loin de là même puisqu’elle a obtenu un score de 1 924 points en single-core, et un score de 4 038 points en multi-core. A titre de comparaison, cela équivaut au score obtenu par le MacBook Air… de 2011.

Le MacBook de 2015 est aussi puissant que le MacBook Air de 2011. Cherchez l’erreur.

Oui, vous avez bien lu, le nouveau MacBook est aussi puissant que le MacBook Air lancé il y a quatre ans de cela. Bon, et par rapport au dernier modèle alors ? Il s’en sort moins bien aussi puisque ce dernier obtient un score de 2 881 en single-core et de 5 757 points en multi-core.

Difficile évidemment d’être surpris compte tenu de sa fiche technique. Si vous ne l’avez plus en tête, alors sachez que le bougre embarque un écran de 12 pouces capable d’afficher une définition de type Retina, et donc du 2304×1440, avec un processeur Intel Core M cadencé à 1,1 Ghz ou à 1,2 Ghz suivant les versions et 8 Go de mémoire vive derrière.

Le tout avec un SSD de 256 Go ou de 512 Go suivant les modèles, là encore.

Rien à dire du côté de la mémoire vive, bien sûr, mais une puce de cet acabit associée à une telle définition ne pouvait que poser problème et j’avais d’ailleurs évoqué ce point dans mon Focus, que vous trouverez à la fin de l’article.

Que peut-on en déduire ? Tout simplement que le MacBook ne conviendra pas à tous les usages. Il suffira amplement pour la navigation web ou la bureautique, mais il montrera rapidement ses limites dès que vous voudrez aller plus loin. Et notamment si vous voulez travailler sur des images, fixes ou animées.

Ce n’est pas vraiment un problème mais il y a un autre point à prendre en considération : OS X va évoluer dans ces prochaines années. Et au train où vont les choses, les prochaines versions risquent d’être beaucoup plus gourmandes que Yosemite.

Je peux me tromper mais je ne suis pas certain que le MacBook vieillira bien.