Bientôt des robots sexuels prescrits par notre médecin ?

Avec le progrès de la robotique et de l’intelligence artificielle, nous pourrions bientôt assister à l’avènement des sexbots. À la différence des sexdolls, ou poupées sexuelles, les sexbots, ou robots sexuels, bougent, parlent, gémissent, etc. En effet, les ingénieurs des entreprises qui se sont spécialisées dans leur fabrication réussissent de mieux en mieux à leur donner le plus d’« aspects humains ».

Actuellement, certains sexbots ont la peau chaude et douce comme celle d’un humain. Il y en a même qui ont des « zones érogènes ». Grâce à des percées technologiques comme celles de la reconnaissance faciale, certains concepteurs arrivent à créer des visages de plus en plus réalistes et attirants. Selon un chercheur, les sexbots pourraient bientôt faire partie intégrante de la société.

D’après la psychologue clinicienne et sexologue Marianne Brandon, les médecins pourraient même à terme prescrire les bots aux patients pour surmonter les dysfonctionnements sexuels.

Le Congrès pourrait être favorable à l’adoption de la loi

Marianne Brandon a fait cette déclaration lors de sa présentation au Symposium sur la santé mentale de l’Applied Evolutionary Psychology Society qui a eu lieu le 4 juin dernier. Elle pense que, au cours des dix ou vingt prochaines années, les sexbots deviendront extrêmement sophistiqués.

Ils deviendraient alors des « partenaires parfaits », car ils seront probablement capables d’accomplir tous les fantasmes sexuels. En outre, ils pourraient avoir une personnalité qui leur fera paraitre intelligents. Elle estime que le Congrès, dont la majorité des membres sont des hommes, pourrait valider une loi qui permettra aux médecins de prescrire ces robots aux patients.

Une liste de complications

L’experte a cependant averti sur les menaces que représente l’avènement des robots sexuels. Elle pense que, si la loi est adoptée, les dépenses exorbitantes pourraient être facturées au nom des compagnies d’assurance.

Par ailleurs, elle craint que les sexbots soient essentiellement destinés aux hommes, ou utilisés dans certains cadres prévis comme la pornographie. Outre ce problème de marginalisation, ils pourraient également nuire aux relations interpersonnelles, d’une manière générale.

Elle croit que leur intégration dans la civilisation pourrait rendre les relations réelles « moins intéressantes ». D’après la sexologue, la diminution de l’intimité va engendrer le manque de volonté à résoudre les problèmes relationnels.

Pour Brandon, cette indifférence par rapport aux vraies relations pourrait avoir des répercussions négatives sur le taux de mariages et le taux de natalité.

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