Bientôt un Google Maps pour les tombes

Google Maps a réussi une prouesse que personne ne pensait possible : cartographier une bonne partie du monde. Grâce à la solution, il est en effet possible de se téléporter en un instant sur n’importe quel continent, et de se balader dans les rues de n’importe ville.

Et comme nous l’apprend la BBC, il semblerait que l’initiative ait inspiré l’Eglise d’Angleterre. Cette dernière s’est en effet donné pour mission de cartographier les tombes et mémoriaux des 19 000 cimetières anglais.

Une pierre tombale dans un cimetière
Image par Gábor Bejó de Pixabay

Un projet qui porte même un nom : Google Maps for Graves.

Google Maps pour les tombes

Très ambitieux, le projet est financé par plusieurs organismes. Et plus précisément par le Historic England, le National Lottery Heritage Fund et deux sites web très prisés des amateurs de généalogie : Web Family Search et My Heritage.

Que viennent faire ces sites ? La réponse est simple. A travers le projet Google Maps for Graves, ses instigateurs souhaitent faciliter les recherches en matière de généalogie.

L’idée est en effet de modéliser et de cartographier tous les cimetières anglais afin de permettre aux internautes de les visiter sans avoir besoin de se rendre sur place. De les visiter, mais aussi de consulter toutes les informations inscrites sur les pierres tombales.

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19 000 cimetières à modéliser

Grâce à cette initiative, il sera donc plus facile de retrouver des chainons manquants dans l’arbre généalogique, ou de vérifier des informations sur les dates de naissance et de décès.

Le projet est en cours, mais il faudra plusieurs années pour qu’il aboutisse. D’après les premières estimations, sept années seront en effet nécessaires afin de modéliser l’intégralité des 19 000 cimetières présents sur le territoire britannique. Toutefois, des géomètres ont déjà commencé à se rendre sur place et les premiers cimetières numériques devraient donc être disponibles à l’automne.

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Les premières données disponibles à l’automne

Toujours selon la même source, le processus aurait d’ailleurs démarré en Cumbria.

Alors forcément, sur le plan technique, il a fallu réaliser d’importants investissements. Chaque équipe reçoit donc un scanner valant un peu plus de 10 000 £, un scanner qui serait cependant plus précis que ceux utilisés par Google pour les vues de Google Maps.

Tim Viney, l’homme à la tête du projet, a ainsi expliqué au Telegraph qu’il pouvait obtenir un niveau de précision de l’ordre de 15 centimètres.

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