Bientôt une chasse au trésor sur l’île de Robinson Crusoé

L’île Robinson Crusoé abriterait des milliards de dollars d’or enfouis dans la terre, un trésor que poursuit depuis près de 20 ans un millionnaire solitaire. Pour se donner plus de chance de trouver le fameux trésor, ce dernier à décidé de passer à la vitesse supérieure et d’utiliser des engins lourds pour creuser. Sauf que des voix s’élèvent pour empêcher cela, de peur que la recherche ne dévaste l’île qui est protégée par l’UNESCO.

L’île Robinson Crusoé est située dans l’océan Pacifique, à 602 km au large des côtes du Chili.

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L’histoire d’un trésor d’une valeur de 10 milliards de dollars

Elle tire son nom du vrai Robinson Crusoé, l’explorateur écossais Alexander Selkirk, dont l’aventure inspira le roman Robinson Crusoé de Daniel Defoe (1719). Selkirk a été abandonné sur cette île au 18e siècle. La légende raconte que 300 ans auparavant, un trésor volé chez les Incas lors de la conquête espagnole du Pérou a été enterré sur l’île autour de l’an 1715.

Mais avant que le navigateur espagnol du navire puisse revenir pour déterrer le butin, un pirate anglais nommé Cornelius Webb aurait découvert le trésor inca et l’aurait enterré ailleurs sur l’île. Le légendaire trésor contiendrait 800 barils d’or et de bijoux d’une valeur pouvant atteindre les 10 milliards de dollars.

Depuis 1998, Bernard Keizer, un millionnaire Hollandais-américain basé à Chicago, a consacré sa vie à l’exploration de l’île à la recherche du fameux trésor.

Les grands moyens pour chercher le trésor de l’île Robinson Crusoé

Keizer est diplômé en histoire et en sciences politiques du College of Jacksonville, et il a fait fortune en fournissant des matériaux à la NASA.

Il creuse l’île Robinson Crusoé depuis 1998 à la recherche du trésor légendaire égaré. Mais jusqu’ici, la nature protégée de l’île a contraint son équipe à utiliser uniquement des instruments simples et manuels tels que des pelles, des brosses et des couteaux. Le dynamitage et les stratégies d’exploitation minière extra conventionnelle ont été sévèrement restreints, jusqu’à maintenant.

En effet, le 2 septembre dernier les autorités chiliennes ont répondu favorablement à la demande de M. Keizer de faire usage d’engins lourds sur l’île, pourtant déclarée réserve de la biosphère par l’UNESCO. Toutefois, certaines personnes ont décidé de s’opposer à cette mesure, c’est le cas notamment d’un politicien chilien qui a déposé une pétition d’urgence pour faire barrage à la fouille.

Diego Ibanez, c’est son nom, est membre du Convergencia Social, le parti de l’extrême gauche du Chili. Il a écrit aux autorités du pays pour demander l’arrêt de l’exploration.

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