Bientôt une IA pour corriger le Bac ?

En Chine, plusieurs dizaines de milliers d’élèves testent actuellement un système de notation qui repose sur l’intelligence artificielle. Celui-ci pourrait bientôt révolutionner la façon dont les feuilles d’examen sont corrigées.

L’intelligence artificielle occupe une place de plus en plus importante dans notre quotidien. Cette technologie de nouvelle génération nous rend service de diverses manières. D’une simple vérification d’identité en ligne, à la création de photos de personnes qui n’existent pas dans la vraie vie, l’IA peut contribuer au développement de notre société.

Bac

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Son domaine d’utilisation est relativement vaste et les chercheurs ne cessent de l’exploiter afin de créer de nouvelles fonctionnalités capables de nous aider à accomplir certaines tâches.

Bref, l’intelligence artificielle ne finira jamais de nous surprendre.

En Chine par exemple, des experts ont réussi à mettre au point une IA capable de corriger les copies du baccalauréat.

Testé actuellement par environ 60 000 élèves, le système corrige les copies de façon automatique. Il est d’ailleurs capable de fournir des appréciations.

Avoir une certaine équité

Les experts pensent pouvoir mettre un terme aux appréciations subjectives des humains avec ce système de notification reposant sur l’intelligence artificielle. Contrairement aux matières scientifiques telles que les mathématiques et la physique qui sont corrigées exactement de la même manière, les matières littéraires sont les plus sensibles à cette subjectivité. Par conséquent, la note attribuée à un même devoir peut être différente d’un professeur à l’autre.

En faisant appel à l’IA, les chercheurs espèrent pouvoir résoudre ce problème qui existe depuis des siècles. D’après un rapport ayant été émis par ceux-ci, les tests affichent jusqu’ici un taux de fiabilité de 90 %. Autant dire que les résultats sont proches de ce qu’aurait fait un humain.

Un outil d’aide à la correction

Certes, ce système de notation révolutionnaire peut permettre aux établissements d’améliorer la façon dont ils attribuent des notes aux élèves, mais pour l’heure, il n’est pas encore en mesure de remplacer un humain. Les experts pensent plutôt en faire un outil d’aide à la correction qu’une solution indépendante pour noter les copies du baccalauréat ou de tout autre examen.

À noter que la Chine n’est pas le seul pays à vouloir pousser le rythme de digitalisation de l’éducation. Au Danemark, les élèves sont par exemple autorisés à se servir d’un ordinateur connecté au web en classe.