Bientôt une pilule pour soigner la Covid-19 ?

L’humanité est peut-être sur le point de surmonter pour de bon la période sombre marquée par les ravages causés par la Covid-19. Alors que les vaccins sont désormais disponibles aux quatre coins du monde, des chercheurs viennent d’annoncer que des traitements contre le Coronavirus seront mis sur le marché avant la fin de l’année. Ces traitements se présenteraient sous la forme de pilules à prendre quotidiennement.

Selon NBC, à l’heure actuelle, trois différents traitements font l’objet d’essais cliniques. Ces pilules combattraient le virus tout en limitant la contagion. Il s’agit d’antiviraux agissant comme ceux utilisés contre l’hépatite C, le VIH et les infections grippales, c’est-à-dire qu’ils perturbent la capacité du virus à se multiplier dans le corps humain.

Des pilules entassées les unes sur les autres
Crédits Pixabay

Les chercheurs ont dû surmonter certains obstacles avant de pouvoir confirmer que les médicaments seront bientôt disponibles. En tout cas, ils estiment que leur utilisation d’urgence et leur distribution devraient rapidement être autorisées.

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Trois traitements disponibles avant la fin de l’année ?

Les trois traitements oraux sont proposés par trois géants de l’industrie pharmaceutique. Il s’agit notamment de Merck & Co. et Ridgeback Biotherapeutics, Pfizer et Roche and Atea Pharmaceuticals. L’équipe a affirmé que les essais sont désormais en bonne voie et que les résultats de ces tests pourraient arriver dès l’automne ou l’hiver.

« Je pense que nous aurons des réponses quant à ce que ces pilules sont capables de faire dans les prochains mois. »

Carl Diefenbach, directeur de la division du sida à l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses

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De la défiance à l’égard du processus scientifique

Les chercheurs qui mènent actuellement les tests ont rapporté quelques difficultés dans le déroulement du processus scientifique. Le plus grand obstacle était la défiance des gens par rapport au procédé. Il fallait donc recruter une centaine de personnes disposées à prendre les médicaments. Il fallait également qu’elles soient non vaccinées. De plus, les participants devaient être diagnostiqués positifs à la Covid-19, au maximum cinq jours avant les tests.

« D’une manière générale, il y a beaucoup de méfiance à l’égard du processus scientifique. Et certaines personnes disent des choses assez méchantes aux internes. »

Le Dr Elizabeth Duke, un chercheur qui supervise l’un des essais

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