Bill Gates a dû expliquer à Donald Trump que VIH et VPH sont différents. Deux fois.

Comme de nombreuses personnalités influentes, l’ancien patron de Microsoft, Bill Gates, a rencontré Donald Trump. À deux reprises en l’occurrence. L’occasion pour le milliardaire de parler avec l’actuel dirigeant américain de son engagement dans le domaine de la recherche médicale… et de lui apprendre que non, VIH et VPH ne sont pas un seul et même virus. À vrai dire, Bill Gates aurait même dû s’y prendre à deux fois pour que cette notion soit correctement intégrée par Donald Trump. Que voulez-vous, certaines informations ont parfois du mal à rentrer.

C’est en tout cas ce que rapporte Cnet US. Le média américain se fait l’écho de MSNBC qui a réussi à mettre la main sur une vidéo exclusive dans laquelle Bill Gates évoque – non sans une pointe de sarcasmes – ses rencontres avec le président.

Vous ignoriez que VIH et VPH n’étaient pas un seul et même virus ? Eh bien vous avez alors un point commun avec Donald Trump. Bill Gates a dû lui expliquer – par deux fois – que ces deux virus sont différents.

On y apprend notamment que l’intéressé a essayé de l’engager – sans succès – en tant que conseiller scientifique de la Maison Blanche ; mais aussi que Bill Gates a cherché à l’éviter lors une réception. L’anecdote la plus amusante reste toutefois celle en lien avec les connaissances limitées de l’ancien présentateur télé en matière de virus. « Les deux fois il se demandait s’il y avait une différence entre VIH et VPH. J’ai été en mesure de lui expliquer que l’on confondait rarement les deux » explique Bill Gates, le sourire aux lèvres.

Pour rappel, le VIH (Virus de l’immunodéficience humaine) est à l’origine du SIDA, tandis que le VPH (Papillomavirus humain) est une infection souvent à l’origine des cancers du col utérin.

Un Donald Trump amical, mais méfiant vis-à-vis des vaccins…

« Au cours de ces deux rencontres, il m’a demandé si les vaccins n’étaient pas une mauvaise chose, parce qu’il songeait à lancer une commission [ayant pour objectif] de se pencher sur les effets négatifs des vaccins » explique Bill Gates avant d’ajouter : « Je lui ai répondu, non, c’est une impasse, ce ne serait pas une bonne chose. Ne faites pas ça« .

Lors de sa dernière rencontre avec le président, Bill Gates se serait également vu proposer un poste de conseiller scientifique. Une offre refusée de marnière catégorique par l’ancien boss de la firme de Redmond, « Cela ne constituerait pas un bon usage de mon temps » aurait-t-il rétorqué sans vraiment savoir si le président était sérieux.

« Je n’ai pas cherché à savoir s’il était sérieux ou non (…). Lui même ne savait probablement pas s’il l’était. C’était dit de manière amicale, il cherchait à être sympathique » conclut Bill Gates, qui a de toute manière d’autres chats à fouetter, notamment en compagnie de son épouse et pour le compte de la fondation qu’ils gèrent de concert depuis une bonne quinzaine d’années.

Crédit illustration : Wikimedia