Biotechnologie : He Jiankui et sa famille seraient assignés à résidence

He Jiankui, le chercheur à l’origine des bébés génétiquement modifiés, a récemment suspendu ses recherches avant de disparaître des radars.

Ce chercheur chinois, travaillant à la Southern University of Science and Technology, a fait la une des journaux et a suscité la controverse en affirmant avoir supprimé un gène qui jouait un rôle dans la transmission du virus du VIH et a ainsi évité que des cellules embryonnaires de deux jumelles nées en novembre 2018 en soient infectées.

Le New York Times rapporte que la communauté scientifique internationale avait condamné He pour l’utilisation de cette technologie sur des embryons humains. De plus, le gouvernement chinois a fait suspendre immédiatement les recherches du scientifique. Le reporter du NYT, Paul Mozur, a également fait savoir via un post sur Twitter, publié le samedi 29 décembre 2018 que le gouvernement a assigné He Jiankui et sa famille à résidence.

Le Dr He se trouverait sur le campus d’une université

On n’avait effectivement plus entendu parler de He Jiankui depuis sa comparution publique à la conférence de novembre 2018, à Hong Kong. Apparemment, le chercheur et sa famille résideraient dans un logement situé sur le campus de l’université où il a effectué ses recherches.

Ils seraient également surveillés par des gardes armés. Liu Chaoyu, cofondateur de Vienomics, une startup travaillant sur la biotechnologie, aux côtés du Dr He, a confirmé la présence du chercheur sur le campus universitaire.

Selon les informations du NYT, le Dr He n’est autorisé qu’à envoyer des courriels et passer des appels téléphoniques. Il semblerait que le chercheur garde contact avec les dirigeants de Vienomics pour régler des questions d’entreprise. Néanmoins, les responsables de Vienomics ont déclaré au New York Times qu’ils ignoraient où se trouve exactement le chercheur.

L’université nie les informations

Interrogé sur le sujet, la Southern University of Science and Technology a démenti ces informations en affirmant au New York Times qu’aucune de ces informations n’est exacte et que seules, les informations publiées sur les chaînes officielles, sont à prendre en compte.

Malgré tout, il a été constaté que des agents de sécurité bloquaient l’accès à la résidence où résideraient prétendument le Dr He. De plus, l’accès aux anciens bureaux occupés par le chercheur serait aussi surveillé.