Pas de BlackBerry 10 pour la PlayBook

La PlayBook ne profitera finalement pas de BlackBerry 10 et il s’agit d’une information qui nous vient tout droit du PDG de la firme et donc de Thorsten Heins. Le pire reste d’ailleurs à venir car le constructeur canadien souhaite même se retirer du marché des tablettes, un marché qui n’a selon lui aucun avenir. Non, pour BlackBerry, ce qui compte vraiment, c’est le secteur des smartphones, et uniquement celui des smartphones. Moralité, si vous comptiez investir prochainement dans une ardoise, il vaudra mieux lorgner du côté de la concurrence, et donc du côté d’Apple ou même de Google et de ses partenaires.

Il faut bien l’avouer, cette décision est pour le moins surprenante, d’autant que BlackBerry avait tenu à rassurer ses consommateurs en indiquant que la PlayBook profiterait bel et bien de BBX. Mais ça, c’était avant. Selon Heins, les tests menés par les ingénieurs de la firme ne se sont pas révélés concluant, il semblerait ainsi que la puce intégrée à la tablette – un double-coeur TI OMAP cadencé à 1 Ghz – ne propose pas une puissance de calcul suffisante pour faire tourner la plateforme dans de bonnes conditions.

BlackBerry 10 PlayBook

Pas de BlackBerry 10 pour la PlayBook.

Notez cependant que BlackBerry continuera à assurer le support de la plateforme actuelle de la tablette, les personnes ayant succombé aux charmes de cette dernière devraient ainsi continuer à profiter de mises à jour régulières et de correctifs en tout genre.

En ce qui me concerne, et en toute subjectivité, je trouve que les déclarations du PDG de BlackBerry sont pour le moins surprenantes. Le marché des tablettes tactiles est en pleine expansion et ses dispositifs sont très en vogue à l’heure actuelle. Si bien que nos amis les ardoises trouvent de plus en plus leur place chez les particuliers, bien sûr, mais également chez les professionnels. Or désormais, lorsque ces publics souhaiteront s’équiper, ils n’auront d’autre choix que de se tourner vers des solutions concurrentes. Et quitte à acheter des tablettes chez Samsung, Apple ou même Microsoft, autant en faire de même pour sa flotte de smartphones.

Je pense que la grosse erreur de BlackBerry, finalement, c’est de raisonner en terme de terminaux, et non d’écosystème. Cette vision trop restrictive risque d’ailleurs de se retourner contre le constructeur à long terme.

Et ce n’est pas comme si les affaires de ce dernier se portaient bien.

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