Blue Origin s’associe avec des poids lourds du secteur aérospatial pour peaufiner son atterrisseur lunaire

Jeff Bezos, fondateur de la société Blue Origin a déclaré le 22 octobre dernier que son entreprise allait collaborer avec trois célèbres noms du secteur aérospatial : Lockheed Martin, Northrop Grumman et Draper.

Il est évident que ces partenariats trouveront toute leur importance dans le cadre du projet Human Landing System (HLS) de la NASA pour lequel l’entreprise va concourir. Le but de cette association étant de perfectionner l’atterrisseur lunaire de Blue Origin.

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Jeff Bezos a ainsi précisé, lors du 70e Congrès astronautique international, qu’ils ont mis en place « une équipe nationale pour retourner sur la Lune » et que pour cela, Blue Origin ne « pouvait pas demander de meilleurs partenaires ».

Les tâches seront réparties entre les quatre entreprises

Pour optimiser l’atterrisseur lunaire Blue Moon, les rôles sont répartis entre les 4 entreprises selon la spécialité de chacune.

En étant maître d’œuvre, Blue Origin assurera le perfectionnement des modules relatifs à l’atterrissage. Lockheed Martin s’occupera plutôt de ceux relatifs au décollage en utilisant les systèmes développés pour le satellite Orion.

Northrop Grumman se chargera quant à elle du transfert de l’atterrisseur depuis la passerelle lunaire vers une orbite lunaire basse, grâce à son vaisseau cargo Cygnus, tandis que Draper prendra en main le « système de guidage ».

Une solution rapide pour atteindre un objectif commun urgent

Avant cette association, Blue Origin avait déjà planifié de son côté la mise en service de Blue Moon, et Lockheed Martin envisageait également la création de son propre atterrisseur au plus tard en 2024.

Mais face à l’urgence de la situation avec une échéance prévue pour 2024 pour le projet HLS, les dirigeants des 4 sociétés sont aujourd’hui convaincus que former une équipe peut être bénéfique pour atteindre un objectif commun.

Brent Sherwood, vice-président des programmes de développement avancé chez Blue Origin a déclaré qu’ « une priorité nationale nécessite une équipe nationale » et que : « la chose la plus sensée était de se réunir pour essayer de fournir l’atterrisseur à la NASA ».

Pour la précision, l’atterrisseur restera toutefois la propriété des entreprises partenaires, la NASA ne louera que ses services.

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