Bonne nouvelle, l’humanité deviendrait de plus en plus stupide

Les études scientifiques réalisées vers la moitié du siècle dernier ont révélé une certaine hausse du Quotient Intellectuel (QI). Cette croissance s’expliquerait par l’amélioration de l’alimentation, du niveau d’instruction et le développement de la santé publique. Cette tendance a été surnommée « l’effet Flynn ». Malheureusement, des études récentes ont montré que l’humanité assiste à l’effet inverse depuis quarante ans.

Les générations nées après 1975 sont de plus en plus stupides. C’est ce qu’a révélé une étude effectuée par deux chercheurs du Ragnar Frisch Centre for Economic Research de l’Université d’Oslo. Les deux économistes norvégiens, Bernt Bratsberg et Ole Rogeberg, ont essayé de déterminer les causes de ce phénomène.

Les résultats de leur recherche ont été publiés dans Proceedings of the National Academy of Sciences. Bien qu’ils n’arrivent pas à trancher sur les facteurs exacts, les scientifiques estiment qu’ils relèvent de l’environnement extérieur et non de la génétique.

Baisse du QI au sein des familles et de la population générale

Plusieurs hypothèses ont déjà été avancées avant cette nouvelle étude. Parmi elles, il y a par exemple les perturbateurs endocriniens qui polluent notre environnement.

Cette fois-ci, Bernt Bratsberg et Ole Rogeberg ont comparé les résultats de trente ans de tests de QI menés chez les conscrits, entre 1962 et 1991, à celui réalisé dans des fratries norvégiennes.

Bernt Bratsberg et Ole Rogeberg ont constaté que le QI des garçons de 1962 à 1975 augmentait de 0,2 point par an chez la population générale et de 0,18 point chez les fratries. Quinze ans plus tard, le QI a baissé de 0,33 point chez la population et de 0,34 point au sein des familles.

Quelques facteurs possibles

Les chercheurs ont retenu quelques facteurs possibles : « déclin des valeurs éducationnelles », « dégradation des systèmes éducatifs et scolaires », « télévision et médias », « dégradation de l’éducation au sein des familles », « dégradation de la nutrition » et « dégradation de la santé ».

« Même si nos résultats soutiennent l’affirmation selon laquelle les principaux facteurs des effets Flynn sont environnementaux et varient entre les familles, nous ne sommes pas en mesure d’identifier la structure causale des effets environnementaux sous-jacents », ont reconnu les économistes norvégiens.

Il y a lieu de noter que ces études ne concernent que les pays développés.