Bonne nouvelle, votre téléphone ne va finalement pas vous faire pousser une corne dans la nuque

Le Scientific Reports s’est retrouvé au centre de toutes les attentions plus tôt dans l’année suite à la publication d’une étude assez surprenante. L’étude en question supposait en effet que l’utilisation répétée d’un smartphone pouvait provoquer l’apparition et le développement d’excroissances osseuses à la base du crâne.

Plusieurs mois ont passé et les auteurs de l’étude ont finalement publié un correctif relativisant leurs conclusions initiales.

Crédits Pixabay

L’étude en question a été rendue publique le 15 juin dernier. En croisant des données, des chercheurs ont en effet remarqué l’apparition d’une sorte de crête faite d’os chez certains patients, au niveau de la base du crâne.

Une histoire de crête et de crâne

Relativement prudente, cette étude évoquait tout de même un parallèle possible entre l’apparition de cette protubérance occipitale et les nouveaux usages liés aux smartphones. Ses auteurs supposaient en effet que le fait de garder constamment la tête penchée en avant vers l’écran d’un téléphone pouvait exercer une pression sur les muscles du cou et la base du crâne.

Une pression suffisante pour pousser le corps à développer une excroissance.

Cette hypothèse s’appuyait principalement sur deux études publiées par les chercheurs en 2016 et un peu plus tard. Des études qui montraient que cette excroissance était surtout présente chez les jeunes générations.

Très vite, les médias mainstreams se sont emparés de l’histoire et l’affaire a très vite été montée en épingle. Du moins temporairement. Par la suite, plusieurs chercheurs ont appelé à la prudence… et à ne pas tirer de conclusions trop hâtives.

Avec raison, visiblement. Les auteurs de l’étude ont en effet publié la semaine dernière un nouveau papier dans laquelle ils reviennent sur leurs conclusions initiales.

Un correctif insuffisant selon certains experts

D’après eux, leur étude initiale a été mal comprise, ou tout du moins mal interprétée. Ils conviennent cependant que les termes utilisés pouvaient prêter à confusion, ce qui les a poussés à en reprendre certains passages pour les clarifier. L’hypothèse de départ a ainsi été gommée, les auteurs de l’étude estimant finalement que leur théorie initiale ne tenait pas en raison du manque de preuves sous-jacentes :

“Notre hypothèse selon laquelle [l’apparition de la protubérance] pourrait être due à de mauvaises postures associées à des technologies portables a conduit à un débat qui a malheureusement éclipsé la portée des résultats.

Cette hypothèse a maintenant été supprimée, mais nous estimons qu’il est nécessaire de poursuivre les recherches sur la possibilité que les technologies nomades soient un facteur important de mauvaise posture chez les jeunes.”

Si leur décision a été saluée, certains experts pensent que leur article initial devrait être retiré de Nature, en ce sens qu’il est susceptible d’induire la population en erreur.

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