Borat : Sacha Baron Cohen poursuit une société de marijuana pour détournement de son personnage

Maniant l’auto-dérision comme un footballeur émérite avec le ballon rond, Sacha Baron Cohen n’apprécie toutefois pas que l’on fasse n’importe quoi avec son personnage de Borat. Et de poursuivre donc en justice une société se servant du journaliste kazakh pour vanter les mérites de la marijuana.

Politiquement incorrect, le personnage fictif de Borat a toutefois ses limites. Et c’est parce qu’une entreprise s’est servie de l’image du reporter pour promouvoir de la marijuana que Sacha Baron Cohen a décidé de mettre le holà.

Sacha Baron Cohen dans Borat
crédit YouTube / “Borat – Leçons culturelles sur l’Amérique pour profit glorieuse nation Kazakhstan”

The Hollywood Reporter relate que la société Solar Therapeutics spécialisée dans la marijuana avait installé, dans l’État américain du Massachusetts, un panneau d’affichage sur lequel figurait l’image d’un Borat le pouce en l’air avec en légende : “C’est Nice !”

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Association de Borat à une publication pour le cannabis : 9 millions de dollars réclamés par Baron Cohen

David Condon, avocat de Sacha Baron Cohen, a détaillé dans la plainte le pourquoi de cette action en justice intentée pour “violation du droit d’auteur”, “publicité mensongère” et “détournement de son droit à la publicité” :

“La raison pour laquelle M. Baron Cohen n’a jamais consommé de cannabis est qu’il ne pense pas que ce soit un choix sain. Avec son personnage d’Ali G, incarné par M. Baron Cohen dans la série télévisée Da Ali G Show sur HBO, M. Baron Cohen a passé une grande partie de sa carrière à se moquer de la culture stoner – une culture que le panneau d’affichage des défendeurs célèbre ouvertement. En outre, M. Baron Cohen est né dans une famille juive orthodoxe, il est un juif pratiquant et il est fier de son héritage culturel. Il ne souhaite pas être impliqué dans la controverse passionnée au sein de la communauté juive orthodoxe sur la question de savoir si le cannabis peut être consommé selon les traditions, les coutumes et les règles juives”. De plus, Sacha Baron Cohen “serait consterné si ses jeunes enfants devaient découvrir, par erreur ou autrement, qu’il est associé à la promotion du cannabis.”

Il est également question d’argent, Me Condon indiquant ainsi que son client réclame “une compensation de la valeur marchande, des dommages-intérêts triples légaux, et des dommages-intérêts punitifs et autres, estimés à un montant total d’au moins 9 millions de dollars.” Il fallait bien dissiper ce joli sourire sur votre visage.

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