Boris Johnson, le premier ministre britannique, fait parler de lui grâce à une vidéo deepfake

Ces derniers temps, les vidéos deepfake ont eu le vent en poupe sur la toile. Les internautes deviennent de plus en plus friands de ces vidéos montées de toutes pièces qui mettent en scène des célébrités dans des situations improbables. Les plus fascinants avec les vidéos deepfake c’est qu’elles semblent réelles.

Après les vidéos deepfake mettant en scène Will Smith dans la peau de Néo, le personnage principal de Matrix, ou encore Arnold Schwarzenegger en train de débiter un discours totalement dénué de sens, la toile a cette fois-ci eu droit à une vidéo du Premier ministre britannique Boris Johnson.

crédits Pixabay

Dans cette nouvelle vidéo deepfake, le politicien fait face à la caméra et tient un discours dans lequel il soutient son rival politique Jeremy Corbyn.

Une vidéo bluffante

En dehors de la vidéo dans laquelle on peut voir Boris Johnson soutenir son rival, une autre vidéo qui met en scène Jeremy Corbyn a également fait surface sur la toile. Dans ces vidéos, les deux concurrents se soutiennent l’un, l’autre, ce qui serait improbable dans la réalité.

Ces vidéos ont été réalisées par l’artiste Bill Posters. Certes, on peut entendre quelques petites imperfections dans les voix des deux hommes politiques, mais le résultat n’en est pas moins bluffant.

Sensibiliser face à la désinformation en ligne

Peu de temps après la diffusion de ces vidéos deepfake, Bill Posters a révélé qu’elles avaient été conçues dans le cadre d’une campagne destinée à sensibiliser l’opinion publique face aux dangers de la désinformation en ligne. Après la révélation de l’artiste, le groupe de réflexion Future Advocacy a repris les vidéos qu’il a postées pour les publier sur Twitter avec le message suivant : « Boris Johnson a un message pour vous. #GE2019. »

Areeq Chowdhury, un des responsables de Future Advocacy, a attiré l’attention du public sur le danger que représentaient les vidéos deepfake. « Les vidéos deepfake sont une menace pour la démocratie et la société en général. Elles peuvent être utilisées pour alimenter la désinformation et minimiser la confiance qu’on peut avoir envers les contenus audiovisuels. » a-t-il déclaré.

Actuellement, plusieurs plateformes, dont Twitter et Facebook, commencent à prendre des mesures face à la propagation de ce genre de vidéo.