Bose répond aux accusations d’espionnage

Bose s’est retrouvé au cœur d’une véritable polémique la semaine dernière après le dépôt d’une plainte par un de ses clients. L’entreprise n’a pas publié de communiqué tout de suite. Elle a en effet préféré attendre quelques jours pour donner son point de vue sur cette épineuse question et pour répondre aux accusations dont elle fait l’objet.

Le constructeur a donc été pris pour cible par Kyle Zak et son avocat, un certain Christopher Dore. Ces derniers ont en effet déposé une plainte devant la cour de l’Illinois la semaine dernière.

Réponse Bose

Ils accusent ainsi l’entreprise de récolter et de vendre des données de ses utilisateurs sans leur accord express.

Bose est accusé d’espionner ses clients

Pour se faire, elle se serait appuyée sur l’application mobile utilisée pour la gestion de ses produits connectés, Bose Connect. D’après le plaignant, le constructeur aurait utilisé l’outil pour analyser ses habitudes d’écoute.

Grâce à cette application, la firme aurait ainsi pu obtenir de nombreuses informations sur les musiques écoutées ou même sur les livres audio téléchargés sur son terminal. Pire, elle n’aurait pas conservé ces informations pour son propre usage et elle les aurait ainsi cédés à un tiers en échange d’un gros chèque.

En conséquence, Bose fait face à plusieurs chefs d’accusation et la firme est notamment accusée de pratiques commerciales trompeuses et de mise sur écoute. La situation est donc critique pour le constructeur.

L’avocat de Kyle Zak réclame pour sa part 5 millions de dollars pour le préjudice subi par son client et il demande en plus l’arrêt des ventes de plusieurs produits de la marque : le QuietControl 30, le QuietComfort 35, le SoundLink Arround-Ear Wireless Headphones II, le SoundLink Color II, le SoundSport Wireless et le Sound Sport Pulse Wireless.

Bose dément formellement

Pour l’avocat, ces casques représentent en effet un risque en termes de vie privée et de confidentialité des données. Il est donc indispensable à ses yeux de tout faire pour protéger les consommateurs et pour éviter que leurs précieuses informations ne se retrouvent entre les mains de l’entreprise et de ses partenaires commerciaux.

Bose a répondu en fin de semaine à ces accusations, par la voix de son porte-parole : « Rien n’est plus important pour nous que votre confiance. Nous travaillons sans relâche pour la gagner et pour la conserver, et nous le faisons depuis plus de cinquante ans. Cela n’a jamais changé et cela ne changera jamais ». De continuer, ensuite : « Dans l’application Bose Connect, nous ne mettons pas sur écoute vos communications, nous ne vendons pas vos informations et nous n’utilisons pas ce que nous collectons pour vous identifier – ou toute autre personne – par votre nom. S’il y a autre chose que nous pensons que vous devriez savoir, vous l’entendrez directement de nous. » Ce sera donc au juge de trancher et de déterminer si l’entreprise est réellement coupable de ce dont elle est accusée.

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