La grosse boulette d’Uber

Uber a commis ce que l’on peut appeler une énorme boulette. Le mois dernier, la firme a en effet envoyé par erreur un courriel à ses chauffeurs et à ses livreurs américains. Un courriel leur annonçant une bonne nouvelle, à savoir la prise en charge de leur assurance de santé. Avant de se rétracter.

Si Uber a indéniablement de bons côtés pour les consommateurs, la société est aussi régulièrement critiquée pour ses nombreuses errances.

Une photo présentant un livreur Uber Eats
Image par postcardtrip de Pixabay

Parmi les reproches qui lui sont plus souvent adressés par ses détracteurs se trouve justement la question du statut des chauffeurs et des livreurs.

Quand Uber promet de participer à l’assurance de santé de ses livreurs et chauffeurs

Uber, de son côté, se définit comme un service de mise en relation entre les particuliers à la recherche d’un moyen de transport ou désireux de se faire livrer de la nourriture (voire plus) et des indépendants pouvant accéder à leurs demandes. La société revendique donc un statut d’intermédiaire.

Toutefois, les pouvoirs publics ne voient pas les choses tout à fait de la même manière. Uber est ainsi régulièrement accusé de détourner le Code du travail pour éviter les charges salariales et tous les “désagréments” propres au statut d’employeur.

Et autant dire que cette nouvelle bévue ne va pas faire les affaires de l’entreprise.

Un mail envoyé par erreur et corrigé… deux semaines plus tard

Le 26 mai dernier, des chauffeurs et des livreurs américains ont ainsi eu la surprise de recevoir un courriel de la part d’Uber. Courriel dans lequel ce dernier se proposait de les aider à couvrir “leurs frais de santé”. Concrètement, donc, l’entreprise les incitait à souscrire au plus vite une assurance maladie et leur proposait de participer aux frais à l’aide de subventions très intéressantes.

Des subventions comprises entre 613 $ et plus de 1 200 $.

Sans surprise, les chauffeurs et les livreurs ayant reçu ce courriel ont été ravis de voir leur “non-employeur” leur proposer une telle opportunité. Contrairement à la France, aux Etats-Unis, les frais de santé se payent. Et bien sûr, beaucoup d’Américains peinent à réunir assez de fonds pour souscrire à une assurance.

Un dispositif limité à la Californie

Mais voilà, deux semaines plus tard, Uber leur a renvoyé un nouveau courriel pour leur indiquer que le premier e-mail avait été envoyé par erreur et qu’il concernait uniquement les chauffeurs établis en Californie.

The Verge a bien entendu contacté l’entreprise pour en savoir un peu plus et cette dernière a alors expliqué à nos confrères que leur campagne avait été mal ciblée. Et d’ajouter en indiquant que son équipe de soutien travaillait main dans la main avec les chauffeurs et livreurs ayant reçu ce courriel afin de les aider à tourner cette page douloureuse de leur histoire.

Reste que cette boulette ne tombe pas au meilleur moment pour Uber. Et si les chauffeurs et livreurs californiens peuvent bénéficier d’un tel dispositif, ce n’est évidemment pas pour rien. Uber a perdu son procès et c’est au terme de cette affaire que l’entreprise a mis en place une offre de financement de protection sociale.

Une affaire qui ne va pas redorer le blason d’Uber

Une décision de justice qui risque de créer un précédent et qui pourrait donner des idées aux chauffeurs et aux livreurs des autres états et des autres pays, cela va sans dire.

On comprend donc toute l’importance du rôle de cette fameuse équipe de soutien.

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