Bientôt un bouton “je n’aime pas” sur Twitter ?

Facebook, qui a popularisé le « like », a déjà permis à ses utilisateurs de réagir différemment, avec émojis. Cependant, YouTube fut le premier à intégrer la réaction contraire, le « dislike », représenté par un pouce à l’envers. Il semblerait que le même genre de bouton serait à l’étude chez Twitter, pour qu’un internaute puisse montrer son avis sur un tweet.

Le public a toujours demandé aux réseaux sociaux de mettre le « je n’aime pas », afin d’avoir le choix et d’exprimer son mécontentement. Le réseau social à l’oiseau bleu a déjà testé une fonctionnalité qui s’en rapproche, mais la réaction n’est pas vue par les autres utilisateurs. Cela n’affecte que la visibilité de la publication sur votre fil d’actualité.

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Kayvon Beykpour, chef de produit chez Twitter, confirme que la mise en place du bouton est bien envisagée, mais qu’il y a encore d’autres priorités plus importantes à l’ordre du jour.

Twitter a été occupé à chasser les fausses informations

Pour l’instant, le réseau social siégeant à San Francisco se serait donné pour mission d’endiguer la propagation des « fake news ». Selon les sources venant de la plateforme, 300 000 publications ont été récemment qualifiées de « désinformations », rien que pour la période électorale américaine. Certains tweets du président américain pendant sa campagne ont même été marqués, ainsi que certaines de ses réactions sur le coronavirus.

Ces derniers mois, Twitter a également pris des mesures sévères à l’encontre des groupes complotistes comme QAnon. Des milliers de comptes ont été supprimés, et des tweets ont été modérés par la plateforme. Les harceleurs sont également sous haute surveillance et risquent le bannissement, s’ils ne respectent pas les conditions d’utilisation.

Plus de fonctionnalités, mais pas encore de « dislike »

L’application sociale à l’oiseau bleu s’est également concentrée sur le rajout de fonctionnalités, notamment cet été, avec les tweets sous forme de messages vocaux. Plus récemment, le 17 novembre, les « Fleets » arrivent également sur Twitter. Ce sont les équivalents des « stories » sur Facebook et Instagram, visibles par les abonnés pendant une durée de 24 heures. Leur particularité, c’est que les réactions faites par les followers ne sont visibles que par la personne qui a fait la publication.

Kayvon Beykpour déclare sur son propre compte que le bouton « je n’aime pas » n’est pas exclu dans le futur, mais que la désinformation et les comportements inauthentiques étaient plus importants. Le réseau social fondé en 2006 pense qu’il faut encore faire des efforts sur ces points, notamment en permettant aux utilisateurs de signaler plus facilement les cas de harcèlement.

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