Breach, le navigateur qui vous veut du bien

Il est bien loin le temps où Internet Explorer et Netscape régnaient en maîtres absolus sur le secteur des navigateur web. Depuis, beaucoup de choses ont changé, avec l’arrivée de plusieurs nouveaux-venus qu’on ne présente plus. Comme Firefox ou Chrome, pour ne citer que ces deux-là. Et à présent, et bien le marché est devenu vraiment très concurrentiel. Ce qui n’a pas empêché une équipe de passionnés de lancer un nouvel outil très intéressant : Breach.

Un outil qui se désigne lui même comme un navigateur libre, gratuit et modulaire. Ce qui veut aussi dire qu’il ne s’adresse pas forcément à tout le monde. Du moins pas pour l’instant, et c’est finalement assez logique puisqu’il n’est disponible qu’en version alpha à l’heure actuelle.

Breach

Mais la question que certains d’entre vous se posent peut-être, c’est de savoir ce qu’est un navigateur web modulaire, non ? Le mieux, pour vous aider à y voir plus clair, c’est sans doute de vous expliquer comment il fonctionne.

Un navigateur libre, gratuit et modulaire

Pour faire simple et pour aller droit à l’essentiel, Breach est constitué de plusieurs couches différentes. A la base, son coeur tourne sur Node.js, mais l’équipe en charge de son développement a collé un Chromium par dessus afin de l’exploiter pleinement. L’interface, pour sa part, est construite autour de plusieurs modules développés en Javascript et en HTML5, des mobiles fonctionnant un peu comme des applications web.

L’intérêt de cette configuration, c’est qu’elle peut évoluer rapidement et être facilement personnalisée par n’importe quel développeur maitrisant un minimum ces technologies.

A la base, lorsque vous lancerez Breach pour la première fois, vous vous retrouverez face à une fenêtre vide, affichant simplement un message vous expliquant le fonctionnement du navigateur, et vous invitant à télécharger un premier module regroupant une barre d’adresses et un système d’onglets. Une étape incontournable pour pouvoir l’utiliser, bien sûr.

De votre côté, vous n’aurez qu’à cliquer sur le bouton adéquat pour lancer le téléchargement et l’installation du module. C’est simple et efficace. Ensuite, un guide rapide démarrera pour vous expliquer les rudiments.

Une interface épurée et simple à prendre en main

Il y a quelques détails assez sympathiques. Le dernier onglet utilisé, par exemple, apparaîtra toujours en premier, pour vous aider à vous concentrer sur ce que vous êtes en train de faire. En outre, chaque onglet héritera d’une couleur différente, variant en fonction de la favicon de la page. Nous aurons de quoi repérer rapidement nos sites préférés.

Tous les modules installés pourront être listés sur une seule et même page. En quelques clics, il sera possible de les fermer, de les redémarrer, de les mettre à jour ou même de les supprimer. L’avantage de cette configuration, finalement, c’est que nous garderons la main mise sur le fonctionnement de notre navigateur.

Pour le moment, Breach n’en est qu’à ses premiers balbutiements, mais le concept n’en reste pas moins très prometteur et je vous invite à le tester dès que possible pour vous en faire une idée par vous-mêmes.

Si vous voulez en savoir plus sur l’outil, et sur ses origines, le mieux c’est encore d’aller lire son manifeste, accessible à cette adresse. Sinon, et bien sachez que Breach est disponible sur OS X et Linux uniquement.