Breath of the Wild : un Japonais arrêté pour avoir vendu des sauvegardes modifiées

La vente de sauvegardes modifiées d’un jeu Nintendo peut conduire en prison au Japon. Un jeune homme en a fait l’expérience le 8 juillet dernier avec The Legend of Zelda : Breath of the Wild.

Nintendo ne plaisante pas en ce qui concerne le piratage de ses produits. Le géant nippon des jeux vidéo a obtenu en décembre 2020 la condamnationde Ryan S. Hernandez. Ce hacker américain avait piraté les serveurs de la compagnie nippone pour obtenir des informations confidentielles sur la Nintendo Switch. Le jeune homme de 21 ans a écopé de trois ans de prison devant un tribunal de Seattle. Rappelons également la fermeture du site RomUniverse qui proposait illégalement des fichiers ROM de jeux Nintendo. Son administrateur a été condamné en juin dernier à verser plus de deux millions de dollars d’amende.

Une image de Breath of the Wild
Crédits Nintendo

Cette fois-ci, il s’agit d’une personne qui a proposé à la vente des sauvegardes modifiées d’un jeu de l’éditeur nippon.

A lire aussi : Breath of the Wild : un coffre impossible à atteindre vient d’être ouvert

76 000 euros de chiffre d’affaires

La télévision locale de Niigata a rapporté jeudi dernier l’arrestation de Ichimin Sho. Ce ressortissant chinois vivant à Tokyo avait publié en avril une annonce pour la vente d’une sauvegarde de The Legend of Zelda : Breath of the Wild. Le jeune homme de 27 ans proposait la fameuse sauvegarde à 3 500 yens soit 26 euros. Les données modifiées permettent à un joueur de modifier à volonté les facultés et les statistiques du protagoniste.

La communauté des gamers n’est pas la seule à avoir vu l’annonce. La police préfectorale de Niigata l’a également repérée. Elle a ensuite procédé à l’arrestation de Sho pour violation possible de la loi sur la prévention de la concurrence déloyale. Lors de sa garde à vue, le ressortissant chinois a avoué avoir déjà vendu des sauvegardes. Il est même allé jusqu’à dire avoir vendu environ 10 millions de yens – soit 76 000 euros – de données depuis plus d’une année.

Le jeune homme n’a pas manqué de préciser qu’il était seulement revendeur. Il ne se chargeait donc pas de modifier les sauvegardes. L’enquête devra déterminer le pirate derrière la modification des données. Pour l’heure, il est impossible de savoir ce que risque le ressortissant chinois pour toutes les infractions dont il est accusé.

A lire aussi : Nintendo tire un trait sur Netflix (et c’est bien dommage)

Le glaive de Nintendo

Au Japon, Ichimin Sho n’est pas le premier à tomber sous le coup de la loi sur la prévention de la concurrence déloyale cette année. La police nippone avait arrêté en février Kazuki Kawamatsu. Le jeune homme de 23 ans proposait des Pokémons modifiés pour le jeu Pokémon Épée et Pokémon Bouclier. La loi est une arme que Nintendo n’hésite pas à brandir pour neutraliser ceux qui font de la contrefaçon de ses produits. Le géant nippon des jeux vidéo est également intransigeant sur la question de la propriété intellectuelle.