British Museum CircAct : Un projet collaboratif pour lutter contre le trafic d’antiquités

Le manque de données essentielles concernant les objets d’antiquité est notable, ce qui contribue à favoriser le trafic d’antiquités et d’objets historiques. Et cela affecte négativement les sites archéologiques, les magasins et les musées eux-mêmes, partout dans le monde.

En effet, quand on manque d’information par rapport à la provenance et à l’histoire même d’un objet d’antiquité, il est difficile de déterminer sa provenance pour pouvoir le répertorier, et il n’est pas à écarter que le fait qu’il se retrouve sur le marché est le fruit d’un pillage.

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Aussi, le  British Museum a lancé le projet CircArt (Circulating Artefacts) en avril 2018 afin de remédier à ce problème. Financé par le Fonds de protection culturelle britannique, et en partenariat avec le Département du numérique, de la culture, des médias et des sports, Interpol, l’ARCA (Association pour la Recherche sur les délits Contre l’Art) et d’autres partenaires, le projet CircArt contribue énormément à la lutte contre le trafic d’antiquités et les artefacts historiques ou culturels.

Connaître avec exactitude la provenance et l’histoire de chaque objet d’antiquité

Actuellement, le projet CircArt se concentre particulièrement sur les artefacts en provenance du Soudan et de l’Egypte. Comme le souligne le gardien des collections de la vallée du Nil et de la Méditerranée au British Museum, Neal Spencer, grâce aux expertises égyptologiques fournissant les preuves archéologiques justifiées de chaque objet d’antiquité, la méthode de CircArt est révolutionnaire.

En effet, avant la mise en place de ce projet, les informations concernant la provenance de ces artefacts historiques n’étaient déterminées qu’à partir de la documentation et du traçage des objets signalés comme subtilisés.

Aussi, pour connaître la provenance des objets d’antiquité déjà répertoriés dans la base de données de CircArt, tout le monde est libre de s’inscrire sur la plateforme. Une formation en ligne pour lutter contre le pillage et le trafic d’antiquité, en arabe ou en anglais, y est aussi proposée.

La lutte contre le trafic d’objets d’antiquité avait bien besoin d’une telle initiative

Actuellement, on peut compter plus de 4 700 objets d’antiquités dont la provenance n’est pas claire. D’ailleurs, une enquête menée par les forces de l’ordre est en cours, concernant une grande majorité d’entre eux. Ceci est important, car ces objets arrivent à s’introduire dans le marché international de l’art et d’y circuler librement.

Nous pouvons énumérer, en guise d’exemple, une plaque en provenance d’Asyut (ville de l’Egypte antique) qui a été présentée aux enchères à Londres, mais heureusement renvoyée en Égypte. Et depuis 2008, cet objet y est exposé, au Sohag Museum.

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