Bull Sequana, le nouveau super calculateur français

Un supercalculateur dernier cri, Bull Sequana sera installé prochainement au TGCC (Très Grand Centre de Calcul) du CEA (Comissariat à l’Énergie Atomique) à Bruyères-Le-Châtel, dans l’Essonne.

Il a été choisi pour remplacer le système Bull Curie actuellement en service. Sa puissance sera 4,5 fois plus importante que le supercalculateur actuel.

Il permettra à la France d’avancer dans la course aux supercalculateurs maîtrisée par les États-Unis et la Chine qui détiennent la majorité des places du top 500 des machines les plus puissantes.

Une puissance digne de 75 000 PC de bureau

Commandé par le GENCI (Grand Équipement National de Calcul Intensif) pour un investissement de 24 millions d’euros, l’appareil sera livré à la fin de l’année. Dans sa configuration initiale, il disposera d’une puissance colossale de 9 pétaflops, soit 9 millions de milliards d’opérations calculées par seconde, pour une capacité de mémoire de 400 téraoctets.

Il atteindra la puissance astronomique de plus de 20 pétaflops en 2019, une fois que sa configuration sera étendue. Cela équivaut à la puissance de calcul additionnée de 75 000 PC de bureau. Impressionnant. Imaginez le nombre d’ordinateurs nécessaires pour atteindre la puissance du plus imposant calculateur chinois qui dépasse les 93 pétaflops.

Au total, ce sont 124 700 coeurs qui constituent l’ensemble des noeuds de calcul. Ils sont équipés de processeurs Intel Xeon Skylake-EP et Intel Xeon Phi KNL. Le cluster de stockage assure un débit minimal de 300 Go par seconde, pour atteindre par la suite 500 Go par seconde.

À quoi servent ces chiffres vertigineux ?

Avec cette puissance, vous pourrez jouer parfaitement à Battlefield 1 et bientôt Call Of Duty WWII. Trêve de plaisanterie, cette débauche de puissance se destine à la recherche, et sera mise à disposition des scientifiques français et européens pour les soutenir dans des domaines académiques et industriels qui nécessitent toujours plus de puissance pour calculer et traiter les données complexes.

Différents domaines profiteront ainsi de cette puissance mise à profit, comme la climatologie, l’astrophysique, l’énergie, la médecine et même l’intelligence artificielle. Ces secteurs effectuent ainsi des simulations conséquentes qui nécessitent ces super ordinateurs, comme la physique des plasmas ou l’évolution de l’univers.

Le Bull Sequana vise, comme d’autres sociétés spécialisées, l’exaflop avec 1 milliard de milliards d’opérations effectuées par seconde à terme. Nul doute qu’il sera bénéfique pour la recherche française, surtout dans sa version finale de 2019. Cette capacité sera certainement étendue à l’avenir, pour peut-être un jour concurrencer plus sérieusement les acteurs majeurs du domaine du calcul…

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