Bunny Ebola, un nouveau virus tueur de lapins aux Etats-Unis

Sept États du sud-ouest des USA sont confrontés depuis avril à un virus de lapin très contagieux qui se propage rapidement. Le virus a été surnommé “bunny Ebola” par un vétérinaire, car comme le virus Ebola, il provoque de graves saignements internes chez les lapins, les lièvres et les pikas.

Plusieurs milliers de lapins sauvages et domestiques ont déjà succombé au virus aux États-Unis, et les experts affirment que l’épidémie n’est pas encore sous contrôle.

Un lapin dans une prairie

Crédits Pixabay

L’Ebola des lapins

Tandis que les États-Unis luttent pour faire face à la pandémie de coronavirus, un autre virus est en train de faire des ravages parmi la population de lapins du pays. Sept États du sud-ouest des USA sont concernés. Dans chacun de ces États, des milliers de lapins sauvages et domestiques sont décimés par une maladie hautement contagieuse connue sous le nom de maladie hémorragique virale du lapin (RHDV2).

“Nous l’avons surnommé ‘bunny Ebola’”, a déclaré Amanda Jones, une vétérinaire de Killeen, au Texas. En réalité le virus n’a aucun lien avec le virus Ebola, un agent infectieux qui provoque chez les humains et les primates des saignements graves, une défaillance des organes et la mort. Toutefois, le RHDV2 ravage le corps des lapins d’une façon similaire à la maladie à virus Ebola.

Le RHDV2 provoque des lésions dans les organes et les tissus des lapins infectés, entraînant des saignements internes et la mort. Très souvent c’est seulement après la mort des animaux qu’on se rend compte qu’ils étaient infectés : après une mort subite, un afflux de sang se met à s’échapper de leur nez.

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Un virus connu devenu plus agressif

Cette épidémie de RHDV2 est la quatrième du genre signalée aux États-Unis. Le premier cas a été détecté en Chine il y a 35 ans. Ensuite, des variantes du virus se sont propagées sur presque tous les continents. Mais jusqu’ici le virus ne s’était pas encore propagé au-delà des animaux domestiques pour frapper des lapins, des pikas et des lièvres originaires d’Amérique du Nord.

Depuis le mois d’avril, le département américain de l’Agriculture a confirmé des cas de RHDV2 au Texas, en Utah, au Nouveau-Mexique, au Nevada, au Colorado, en Californie et en Arizona. Certaines parties de l’ouest du Mexique sont également touchées par le virus. Le RHDV2 se propage facilement par le sang, l’urine et les matières fécales. Et les autorités américaines signalent un taux de mortalité d’environ 90%.

Le virus étant originaire de l’étranger, il n’y a pour l’heure pas de vaccin autorisé aux États-Unis. Les vétérinaires doivent donc demander l’autorisation de l’USDA pour importer des vaccins de France et d’Espagne.

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