Le Connecticut va tester un bus doté d’une autonomie de niveau 4

En l’espace de 5 ans, l’entreprise canadienne New Flyer a mis au point un prototype de bus autonome baptisé Xcelsior AV. A priori, le modèle répond pleinement aux critères d’un véhicule hautement automatisé de niveau 4. Il peut être commandé par un système de pilotage robotisé. L’engin fonctionne de jour comme de nuit sans assistance humaine ou GPS.

Il comprend 40 places assises, 2 places pour fauteuils roulants et un espace supplémentaire pour les passagers debout. 

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Xcelsior AV est capable de couvrir un angle de 360° sur l’environnement qui l’entoure grâce à la technologie AutoDrive. Ses radars et caméras qui détectent les passants et autres infrastructures routières lui permettent d’anticiper les obstacles. Techniquement, le bus sait non seulement s’adapter à toute situation de circulation, mais également gérer les conditions météorologiques, lumineuses et routières de manière autonome.

Dans le cadre d’un projet pilote, le Xcelsior AV va être testé sur un circuit de transit rapide dans le Connecticut. Ainsi, une flotte de bus Xcelsior fera la navette entre New Britain et Hartfort.

Un moyen de transport en commun sans intervention humaine

New Flyer a précisé que le Xcelsior AV répond aux exigences d’un véhicule automatisé de niveau 4. Globalement, cela implique que le bus est capable de prendre seul des décisions tout en gardant constamment un visuel sur son environnement et sans interférence humaine. Les ingénieurs devaient alors penser à une panoplie de dispositifs internes et externes.  

Pour la récupération et la déposition des passagers, le groupe canadien prévoit l’application d’une distanciation précise de moins de 0,07 m par rapport au trottoir.

Il faudra un certain temps pour apprêter les routes publiques afin de recevoir les bus autonomes du New Flyer. Néanmoins, le modèle est déjà en phase d’essai sur le corridor de transport en commun CTFastrak.

Un marché naissant qui attire la convoitise de grands constructeurs

Parallèlement à l’État américain, l’ancien président de Volvo Buses a voulu mettre en place une flotte pour le grand public. Il a déjà lancé son propre concept de bus autonome, le prototype 7900. Les tests ont été pratiqués sur le campus de l’Université technologique de Nanyang à Singapour. Le nouveau PDG, Anna Westerberg, a d’ailleurs affirmé son intérêt pour l’industrie en se lançant dans le développement de systèmes de sécurité certifiés.

D’après Alberto Lacaze, le président de Robotic Resaerch, le bus automatisé tend à réduire les embouteillages au profit des usagers. Il a ajouté que ce progrès technologique a le potentiel d’améliorer les infrastructures environnantes.

Selon des statistiques, 90% des accidents routiers seraient causés par l’inadvertance humaine. Le véhicule autonome favoriserait ainsi la sécurité des passagers et améliorerait la fluidité du trafic. En ce sens, ce prototype pourrait constituer une véritable révolution dans la mobilité. Reste à voir la question cybersécuritaire, d’autant plus qu’il s’agit de transport en commun.