Bye bye Lycos…

Parfois, comme ça, on a de sacrées surprises. Du genre de celles qui vous secouent la tête comme si vous veniez de recevoir une énorme claque en travers de la figure. C’est ainsi qu’en relevant une de mes vieilles boîtes, je suis tombé sur un mail un peu bizarre de Lycos m’annonçant que Multimania doit prochainement fermer ses portes parce que l’entreprise cesse ses activités et que mon compte va donc disparaître dans les méandres abyssales du web.

lycos

Souvenez-vous, nous étions en 1994 et une toute nouvelle entreprise faisait une entrée fracassante sur le web avec pour seul effigie un chien plutôt marrant. S’en sont suivis un nombre impressionnant de spots publicitaires ainsi qu’un paquet de services qui nous semblaient tout-à-fait révolutionnaires pour cette époque. Lycos était né et le portail suscitait l’engouement chez bien des gens.

Parmi eux, un service en particulier avait rencontré beaucoup de succès auprès des internautes. Multimania, c’était son nom, permettait à n’importe quel néophyte de bénéficier d’un espace gratuit sur internet et ainsi de lancer son propre site. Passionné comme je l’étais, j’avais ainsi ouvert le mien. D’ailleurs, avec le recul, je ne parviens toujours pas à me souvenir de ce dont il traitait.

Et puis, en 1998, c’est Google qui a débarqué sur la toile, bouleversant tous les standards, giflant nos certitudes et escamotant tous ces sites que nous utilisions pourtant quotidiennement. Toute réussite s’effectuant toujours aux dépens des autres, de nombreuses entreprises ont vu fondre leurs bénéfices face au géant américain et certaines d’entre elles ont même été contraintes de fermer leurs portes.

Aujourd’hui, c’est au tour de Lycos de tirer sa révérence. Le célèbre canidé aura tout tenté, même l’impossible, mais en pure perte. L’épopée de Lycos Europe touche donc à sa fin. Même si beaucoup d’entre nous ne s’en souviennent pas, Lycos c’était aussi FireballCaramail, Tripod, Comundo et l’inénarrable [email protected]. Une disparition prévue pour le 15 févier prochain. Certains des services de la firme lui survivront peut-être mais rien n’est moins sûr.

Chapeau bas, donc, et merci pour toutes ces années passées à nourrir ce monstre autophage et chronophage qu’est ce web que nous aimons tant. Et allez savoir, peut-être qu’un jour je serai amené à publier ce même type de billet pour Google…