Ca chauffe en Sibérie

C’est officiel : le mois de mai 2020 a été le mois de mai le plus chaud jamais enregistré sur la planète. Cette information nous vient du service européen Copernicus sur le changement climatique. Cette vague de chaleur a eu des répercussions jusqu’en Sibérie, pourtant connue pour être l’une des régions les plus glaciales de la Terre.

Dans un communiqué publié le vendredi 5 juin 2020, Copernicus a indiqué qu’en 2020, le mois de mai a été « 0,63°C plus chaud que la moyenne des mois de mai de la période 1981-2010. » D’après le service européen Copernicus, les impacts de cette hausse de température seraient surtout visibles en Arctique.

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En Sibérie, les experts ont noté une hausse de température de l’ordre de 10°C, au-dessus de la normale.

Des températures anormalement élevées

Cette hausse de température « très anormale » s’est fait ressentir en Alaska, en Amérique du Nord, en Europe, en Amérique du Sud, en Afrique et en Antarctique. Néanmoins, la Sibérie reste l’endroit le plus touché par les impacts de ce changement climatique.

Cette région du globe est connue pour ses températures extrêmement basses, pouvant atteindre jusqu’à -70°C. Malheureusement, depuis quelque temps, la Sibérie souffre des effets de la hausse de température. Par exemple, le service européen Copernicus a révélé que la débâcle sur les fleuves OB et Ienisseï, dans le nord-ouest de la Sibérie, avait commencé très tôt cette année.

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L’Antarctique et l’Alaska n’ont pas été épargnés

D’après le communiqué publié par Copernicus, l’Alaska et l’Antarctique n’ont pas été épargnés par cette hausse de température. Dans ces régions du globe, le printemps a été plus doux. En Arctique, la vague de chaleur a accéléré la fonte du permafrost.

Le service européen Copernicus a déclaré que l’année 2019 avait été la deuxième année la plus chaude dans le monde après 2016. Entre juin 2019 et mai 2020, les experts ont noté une hausse de la température de l’ordre de 0,7°C au-dessus de la normale.

Les récentes estimations des scientifiques ne sont pas encourageantes. D’après eux, la température moyenne mondiale sera encore amenée à augmenter dans les années à venir et devrait battre un nouveau record entre 2020 et 2024. À titre d’information, les émissions de gaz à effet de serre ont fait gagner plus de 1°C à notre planète depuis l’ère préindustrielle.

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