Californie : Uber, Lyft et Co invités à requalifier les contrats de leurs conducteurs en employés

En Californie, de grands changements sont pressentis quant au fonctionnement des plateformes de mise en contact des clients avec des conducteurs. Vous l’aurez compris, on parle ici d’Uber et de Lyft, ainsi que des autres boîtes qui travaillent dans ce secteur.

Le statut de « sous-traitant » ou d’ « auto entrepreneur » qu’ils octroient à leurs conducteurs risque, en effet, d’être prochainement modifié suite à une décision de justice prononcée en début de semaine. Ethan Schulman, le juge supérieur de Californie, a ainsi ordonné la « reclassification » des conducteurs d’Uber  et de Lyft, entre autres, suite à une demande d’un groupe de syndicats défendant les intérêts des conducteurs.

Photo d'un homme au volant

Photo de Jackson David. Crédits Pixabay

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La décision vise à reconsidérer les chauffeurs comme de véritables employés à temps plein au sein de la société. Cependant, la mise en œuvre d’une telle décision ne sera pas évidente, ont affirmé les représentants des sociétés concernées. De ce fait, Uber et Lyft menacent d’interrompre leur service, si jamais la décision devient définitive.

Uber, Lyft ont 10 jours pour reclasser leurs chauffeurs

Dans sa décision rendue le lundi 10 août, le tribunal a donné gain de cause aux « militants syndicaux » demandant un ajustement du statut des conducteurs d’Uber, de Lyft et des autres sociétés du genre. De ce fait, ces entreprises devront intégrer les conducteurs en tant qu’employés à temps plein d’ici une dizaine de jours.

Face à cette décision, Dara Khosrowshahi, le PDG d’Uber, a déclaré qu’il est « difficile de croire que nous serons en mesure de passer rapidement notre modèle à un emploi à temps plein ». En effet, une telle modification ne se fera pas sans frais, d’autant qu’elle engendrera plus de charges financières telles que l’assurance-chômage pour ces entreprises.

Ainsi, ces dernières ont demandé un sursis de 10 jours pour mettre en place ces nouvelles dispositions. En parallèle, elles disposent également de quelques jours pour faire appel de cette décision du tribunal de Californie.

Une fermeture temporaire de Lyft et d’Uber en vue

Selon Khosrowshahi, les militants syndicaux à l’origine de l’action se préoccupent plus de la politique que de l’intérêt des conducteurs. Et selon Mekela Edwards, une conductrice d’Uber : « Uber et Lyft doivent mettre fin à leurs actions anarchiques qui refusent des avantages et des protections aux conducteurs qui en ont un besoin urgent ».

Une demande que la justice a apparemment entendue. Pour autant, ce conflit pourrait amener les entreprises concernées à interrompre leurs services pendant un certain temps.

D’ailleurs, on apprend que Lyft va probablement fermer ses portes dès la semaine prochaine. Quant à Uber, la boîte n’a pas encore donné de date précise, mais souligne que l’arrêt des services peut durer jusqu’à ce que le tribunal accorde la demande de sursis.