Call of Duty perd un directeur après une accusation de harcèlement sexuel

Dan Bunting, codirecteur du studio Treyarch derrière quantité de jeux Call of Duty, s’est vu contraint de quitter ses fonctions suite à une accusation de harcèlement sexuel dont il fait désormais l’objet.

En 2001, Activision faisait l’acquisition de Treyarch, studio américain fondé cinq ans plus tôt. C’est véritablement dans les années 2010 que Treyarch est devenu une machine à Call of Duty, en nourrissant notamment la série Black Ops. Avant cela, vers 2003, Dan Bunting avait été investi du poste de codirecteur du studio.

          Crédit : Activision

The Wall Street Journal vient de publier un article dans lequel on apprend que Dan Bunting ne fait désormais plus partie de la maison Activision Blizzard. Il est en effet accusé de harcèlement sexuel à l’encontre d’une employée de l’entreprise.

Le PDG d’Activision aurait bloqué le licenciement d’un codirecteur accusé de harcèlement

Les faits auraient eu lieu en 2017, après une nuit où l’alcool aurait coulé à flots. Le département des ressources humaines d’Activision aurait reçu l’accusation et, après examen, estimé que Dan Bunting devait être remercié. Toutefois, Bobby Kotick, PDG d’Activision Blizzard, serait intervenu pour empêcher le licenciement du codirecteur de Treyarch. Dan Bunting aurait même reçu un soutien psychologique, en étant donc autorisé à garder son poste. Un porte-parole d’Activision a confirmé ce choix :

“Après avoir examiné les actions possibles à la lumière de cette enquête, la société a choisi de ne pas licencier M. Bunting, mais plutôt d’imposer d’autres mesures disciplinaires”.

Le codirecteur serait malgré tout parti de lui même après que The Wall Street Journal a commencé à enquêter sur l’affaire. Il y avait en effet de quoi prendre cette accusation très au sérieux puisque n’étant pas la seule incriminant des employés de l’entreprise. Une employée de Sledgehammer Games, autre studio travaillant sur Call of Duty, avait ainsi directement mis en cause un superviseur dans des faits de viol qu’elle avait subis en 2016 et 2017. Les deux parties avaient fini par s’entendre sur un règlement à l’amiable.

Étant donné que Bobby Kotick est présenté comme quelqu’un qui gardait pour lui ce genre d’informations, il n’est pas impossible qu’il était également an courant des viols évoqués plus haut.

Source : The Wall Street Journal (accès restreint)