Canon passe au ‘cloud’ avec Irista

Il existe sur le marché un certain nombre de solutions de type « cloud ». Le secteur est même complètement saturé, mais cela n’a pas empêché Canon de travailler sur un service capable de rivaliser avec Dropbox, Google Drive et tous les autres. Irista, c’est son nom, va ainsi permettre à tous les photographes de synchroniser plus facilement leurs clichés, le tout avec quelques fonctions très bien pensées, et plutôt utiles. Envie d’en voir plus ? Vous ne pouviez pas mieux tomber.

Contrairement aux solutions évoquées un peu plus haut, Irista a été spécialement pensé pour accompagner les photographes professionnels désireux de rationaliser leur « workflow » en centralisant tous leurs clichés à un seul et même endroit. Attention cependant car Canon ne cible pas uniquement les experts. En réalité, l’amateur peut aussi parfaitement y trouver son compte.

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La page d’accueil d’Irista.

Tout commence avec l’habituelle inscription. De ce côté-là, nous aurons le choix puisque nous pourrons nous identifier à l’aide de notre compte Google, de notre compte Facebook, de notre compte Yahoo, de notre compte Microsoft ou de notre compte Canon. Lorsque ce sera fait, le service nous renverra directement vers notre tableau de bord, soit là où apparaîtront tous nos clichés.

Plusieurs solutions s’offrent à vous pour rapatrier vos images :

  • Téléchargement manuel en sélectionnant les fichiers à envoyer sur les serveurs.
  • Téléchargement automatique en passant par Flickr / Facebook.
  • Téléchargement semi-automatique en passant par le client.

Ce dernier fonctionne exactement de la même manière que Dropbox et tous les autres. Une fois installé sur votre machine, vous verrez apparaître un nouveau répertoire dans votre dossier personnel et il vous suffira alors de glisser votre bibliothèque dedans pour lancer la synchronisation. Notez cependant que le client en question est disponible uniquement sur Windows et OS X. Les linuxiens devront donc ronger leur frein.

Les vitesses de transfert dépendent évidemment beaucoup de la connexion de l’utilisateur et de ses débits, mais elles restent assez correctes dans l’ensemble. Si vous avez une grosse bibliothèque, il faudra tout de même vous armer de patience. A moins d’être en fibre, naturellement.

Point positif en revanche, la plateforme reconnait pas mal de formats différents. J’ai testé avec du JPEG et du PNG, bien sûr, mais aussi avec de l’ORF, sans aucun problème particulier.

Sachez tout de même que si vous optez pour le téléchargement manuel, alors vous ne pourrez pas envoyer plus de trente photos en simultanée.

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Le tableau de bord du service.

Le plein d’options pour organiser plus facilement nos images

Irista a été spécialement pensé pour les images et Canon a donc mis en place plusieurs fonctions afin de nous aider à mieux organiser notre bibliothèque. Le service fait évidemment beaucoup mieux que ses concurrents sur ce terrain, ce qui ne devrait pas surprendre grand monde.

Sur la version web du service, en plaçant le curseur de la souris sur le menu « Your photos », nous pourrons ainsi lui demander de nous retourner nos différents albums ou carrément toutes nos images.

Si nous optons pour cette dernière solution, ces dernières apparaîtront sur une gigantesque chronologie. Il sera parfaitement possible de changer d’année ou de mois à la volée, en cliquant sur le bouton situé au dessus des images.

C’est également dans cette zone que nous trouverons une barre d’outils volante regroupant les différents filtres à notre disposition. En quelques secondes, nous pourrons ainsi restreindre l’affichage de notre bibliothèque à certains mots-clés, au type d’appareil photo utilisé, au type d’objectif utilisé ou en fonction du réseau social où sont stockés les clichés.

L’interface laisse un peu à désirer, c’est vrai, mais les fonctions sont proprement redoutables, surtout lorsqu’on doit brasser de gros volumes de données.

Sur le côté de la fenêtre, nous allons trouver deux boutons. Le premier permet d’organiser nos photos tandis que le second nous aidera à les « pousser » sur Facebook ou Flickr.

L’outil dédié à l’organisation de notre bibliothèque est bien conçu. Après avoir cliqué sur le bouton adéquat, nous verrons apparaître un bandeau situé tout en bas de la fenêtre. Il ne nous restera plus qu’à sélectionner les images sur lesquelles nous souhaitons travailler et à appeler la fonction qui nous intéresse en cliquant sur le pictogramme adéquat pour coller des mots-clés à nos images, ou même pour les supprimer, pour les télécharger ou pour les affecter à un album.

Envie d’en savoir plus sur un cliché ? Aucun problème, il suffit de cliquer dessus et de se reporter ensuite aux données EXIF apparaissant très clairement dans une barre latérale située à droite.

La seule chose qui manque, finalement, c’est un éditeur permettant de retoucher les images en ligne, sans avoir à passer par une solution tierces.

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La timeline des photos.

Deux abonnements au choix

La version gratuite d’Irista s’accompagne d’un espace de stockage de 10 Go. Si vous en voulez plus, il faudra bien évidemment passer à la caisse. Point intéressant, Canon ne s’est pas contenté d’augmenter la capacité de stockage de ses deux abonnements, ces derniers sont aussi livrés avec quelques fonctions supplémentaires :

  • Pack VALUE : 50 Go de stockage, aucune limite sur la taille des fichiers, stockage des originaux en JPEG et en RAW, quatre filtres supplémentaires, système de commentaire, partage avancé sur Facebook et Flickr. £4,49 par mois ou £45 par an.
  • Pack PREMIUM : 100 Go de stockage, aucune limite sur la taille des fichiers, stockage des originaux en JPEG et en RAW, six filtres supplémentaires, système de commentaire, partage avancé sur Facebook et Flickr. £9,99 par mois ou £99 par an.

N’ayant pas testé ces packs, je ne peux pas vous dire ce qu’ils valent réellement mais rien ne vous empêche de tester la version gratuite du service pour le moment, ne serait-ce que pour savoir s’il correspond réellement à vos besoins.

Après, si vous êtes sur OS X, il ne faut pas oublier que la prochaine version de l’OS proposera elle aussi la synchronisation des bibliothèques, et directement à partir d’iPhoto. Pas sûr que les croqueurs de pommes ont intérêt à basculer sur Irista pour le moment, en somme.

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