Ce drôle de robot est capable de recoudre les intestins

STAR est une véritable célébrité dans le petit monde des robots-médecins et cela n’a rien de surprenant car il a réalisé une véritable prouesse en recousant entre elles deux parties de l’intestin d’un porc. Le plus fascinant, dans l’histoire, c’est qu’il s’en est mieux sorti que la plupart des chirurgiens et c’est à se demander si les robots n’ont pas une carte à jouer ici aussi.

STAR, pour Smart Tissue Autonomous Robot, a été élaboré par une équipe constituée d’experts en robotique et de chirurgiens. Il est le premier de sa catégorie et il se focalise uniquement sur les sutures des tissus mous.

STAR

STAR se présente sous la forme d’un long bras muni de divers instruments.

Cela regroupe les muscles, les vaisseaux sanguins, les tissus adipeux ou même les intestins.

STAR travaille uniquement sur les tissus mous

Pour le moment, il a uniquement travaillé sur des animaux, et plus précisément sur des porcs. Des tests ont été menés sur plusieurs individus et tout s’est bien passé. Aucun patient n’est mort sur la table d’opération et ils n’ont souffert d’aucune complication par la suite.

Ce détail n’est d’ailleurs pas anodin car les opérations portant sur les tissus mous sont toujours imprévisibles. Elles peuvent en effet entrainer des fuites liquides ou même des blocages. Cela n’a pas été le cas ici car STAR a fait preuve d’une précision redoutable et il s’en est même mieux sorti que les chirurgiens les plus émérites.

Le robot est équipé d’un bras mais aussi de plusieurs instruments chirurgicaux, avec un système d’imagerie et des marqueurs fluorescents lui permettant de mieux “voir” la zone à opérer.

STAR n’est pas totalement autonome

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’a pas pour vocation à remplacer le chirurgien, mais plutôt à l’assister durant une opération. La nuance est importante. Notre ami n’est pas autonome et il devra donc être programmé par le spécialiste en amont.

STAR a été uniquement testé sur des animaux pour le moment mais ses créateurs souhaitent désormais passer à la vitesse supérieure en l’utilisant sur des patients humains.

Toutefois, avant de pouvoir profiter de ses services, il devra commencer par obtenir l’accord de la FDA et il faudra sans doute encore quelques années avant qu’il ne puisse franchir le seuil du bloc opératoire.