Ce parasite contrôle son hôte en se cachant dans son oeil

Le Diplostomum pseudospathaceum a sans doute un nom à coucher dehors, mais il n’en reste pas moins un des pires parasites existant à l’heure actuelle. Il se cache en effet dans l’œil de son hôte pour pouvoir le contrôler et le mener à une mort certaine.

Dame Nature a beau être magnifique, elle sait aussi faire preuve d’une extrême cruauté dans certains cas. La chaîne alimentaire en est un bon exemple, mais les parasites illustrent eux aussi totalement cet état de fait.

Parasite Poisson

Le Diplostomum pseudospathaceum fait donc partie de ces créatures qui survivent grâce à un hôte en se cachant dans son organisme.

Un parasite qui infecte trois animaux afin de pouvoir boucler son cycle

Encore peu connu, il a fait l’objet d’une étude complète en début d’année. L’Institut Severtsov d’Ecologie et d’Evolution de Moscou a en effet monté une équipe afin d’étudier son cycle de vie. Les scientifiques en charge de l’étude n’ont pas été déçus du voyage.

Globalement, le cycle de vie de ces parasites se déroule en trois temps, en trois étapes. Pour commencer, ils s’accouplent tranquillement dans le tube digestif d’un oiseau et ils déversent ensuite leurs œufs dans les selles de l’animal.

Lorsque les œufs éclosent, les larves qui en sortent rampent vers l’eau et cherchent ensuite des insectes vivant en eau douce pour les infecter. Comme des escargots, par exemple. Ils se développent ensuite pendant quelque temps dans ces organismes avant d’être relâchés dans l’eau, prêts à s’attaquer à une autre proie : les poissons.

Une technique bien rodée

Lorsque ces parasites entrent en contact avec un poisson, ils vont s’accrocher à son corps et chercher ensuite un passage entre ses écailles pour pouvoir pénétrer sa chair. Ensuite, ils chercheront à atteindre la lentille de l’œil de l’animal.

Au début, ils l’aideront à éviter les prédateurs afin de pouvoir continuer à se développer à l’insu de leur hôte. Lorsqu’ils auront atteint leur maturité, ils modifieront les perceptions du poisson pour le forcer à remonter vers la surface de l’eau. L’idée étant bien évidemment de faire en sorte qu’il soit mangé par un oiseau afin que le cycle puisse se poursuivre.

Le Diplostomum pseudospathaceum utilise d’ailleurs une technique bien rodée pour parvenir à ses fins. Il est en effet capable d’influer sur les réflexes et la vitesse de déplacement du poisson-hôte pour le rendre plus vulnérable à ses prédateurs.

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