Ce tatoueur a une spécialisé insolite, les portraits en ASCII

Andreas Vrontis est un artiste qui met en exergue ses œuvres à travers des tatouages faits entièrement de texte, mais qui donnent au final des portraits ASCII incroyablement réalistes. Il réalise ses dessins en utilisant uniquement les 95 caractères imprimables de la norme ASCII.

Cet art est apparu dans les années 70. Il a été perpétué par plusieurs artistes qui constituent désormais des communautés d’art spécialisées.

Elles sont dynamiques sur la toile et disposent de programmes d’apprentissage autodidacte. Tout le monde peut utiliser ces programmes pour concevoir des dessins au trait équivalent en ASCII. C’est en se basant sur cela qu’Andreas Vrontis a créé le sien.

L’artiste s’en sert pour concevoir ses modèles qu’il utilise par la suite pour faire des tatouages ASCII très détaillés.

Comment l’artiste travaille ?

Vrontis a dévoilé sa manière de créer son art. Il a aussi révélé qu’il lui a fallu plusieurs années pour se perfectionner. Le tatoueur commence généralement ses œuvres via un programme aléatoire pour avoir un aperçu général de l’apparence d’un portrait.

Il améliore ensuite l’œuvre en apportant ses propres modifications et définit le portrait selon sa façon de voir. L’artiste utilise alors à ce moment des programmes plus perfectionnés. Il arrive qu’il prenne beaucoup de temps pour réaliser une image avant d’être complètement satisfait des résultats obtenus et avant de l’utiliser comme modèle. Il lui faut également beaucoup de temps pour le transformer en tatouage.

Petit survol du parcours de l’artiste

Il faut noter que Vrontis a développé le style ASCII depuis peu alors qu’il travaille comme tatoueur depuis six ans. Son cobaye pour le premier tatouage qu’il a fait est son père. L’image n’était pas un portrait, mais deux mains qui priaient, un sujet plutôt traditionnel.

Son premier tatouage ASCII est un portrait de John Lennon. Il l’a réalisé en 2015. Au début, le travail l’a rendu vraiment nerveux. À force d’exercer, il a fini par trouver son rythme puisqu’il n’a pas le droit à l’erreur lors de la réalisation des œuvres. Comme les lignes sont fines et les caractères si proches, le travail est toujours méticuleux et nécessite un maximum de concentration. Vrontis a fini par recevoir le prix du « Best in Show » à la convention internationale de tatouage de Chypre.

Selon lui, ce style de tatouage est une autre manière de s’exprimer et de différencier le réel de ce qui ne l’est pas.

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