Certaines espèces côtières risquent de disparaitre à cause des lumières artificielles

Les espèces animales qui disposent des cônes à UV profitent de l’obscurité pour se nourrir. C’est le cas par exemple de certains poissons, escargots et reptiles. Une étude a récemment permis de découvrir que l’évolution exponentielle de l’éclairage des espaces publics rend ces animaux de plus en plus vulnérables. Dans le même temps, les résultats de cette étude soulignent l’augmentation de la visibilité des prédateurs par la lumière artificielle.

Menée par des scientifiques de l’université de Plymouth, c’est la première étude à analyser l’effet de la lumière artificielle de la nuit (ALAN) sur les espèces côtières. Celles-ci rendraient des animaux de la nuit plus apparents et sensibles. Ils deviennent alors plus vulnérables face aux chasseurs et autres prédateurs.

Les chercheurs ont exposé des escargots littorines aux prédateurs sous deux formes d’éclairages. Il s’agit de l’ancien éclairage connu sous le nom de sodium basse pression (LPS) et de l’éclairage avancé de sodium haute pression (HPS) et autres.

Les lumières artificielles mettent les proies à découvert

Les chercheurs ont noté un bon camouflage des espèces animales sous l’éclairage à faible intensité. Inversement, quand les éclairages à forte intensité, les escargots de couleurs jaunes deviennent beaucoup plus visibles.

Photo d'un animal camouflé

« À mesure que les technologies se développent, il y a eu un passage du spectre étroit à l’éclairage qui nous permet de vivre et de voyager de manière sûre et sécurisée. Certaines prévisions indiquent que les ampoules LED représenteront 85 % du marché mondial de l’éclairage public. »

Dr Thomas Davies

Ainsi, des espèces côtières qui se nourrissent la nuit risquent de disparaître dans un avenir proche.

Réduire de l’éclairage artificiel au profit de l’éclairage naturel ?

23 % de la surface du globe est artificiellement éclairée. Afin de préserver l’environnement et ses composants, les chercheurs ont suggéré un certain nombre d’actions pour réduire l’éclairage artificiel.

Ils recommandent l’utilisation des méthodes d’atténuation aux planificateurs locales et aux gestionnaires des environnements. Ils suggèrent également l’utilisation d’un éclairage à spectre étroit.

SOURCE : PHYS.ORG

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