Ces 5 pays voulaient pirater Google Play pour espionner nos smartphones

Incroyable, mais vrai. Les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la Nouvelle Zélande et l’Australie ont envisagé pendant un temps de pirater l’ancêtre de Google Play pour espionner nos smartphones.

Tout le monde ne le sait pas forcément mais ces cinq pays ont formé une alliance durant la Seconde Guerre Mondiale pour mutualiser leurs services de renseignement. Le Five Eyes, ou Cinq Yeux en bon français, est toujours actif de nos jours et il a considérablement étendu sa capacité de surveillance depuis 2001.

Irritant Horn Google Play

Le Five Eyes a pensé à pirater Google Play pour mettre la main sur les données de nos smartphones.

Edward Snowden évoque souvent cette agence. D’après lui, elle ne répond pas aux lois de ses propres pays membres et elle constitue par conséquent un danger pour les libertés individuelles.

Le Five Eyes craignait la possibilité d’un autre Printemps arabe

The Intercept s’est justement penché sur les documents dévoilés par l’ancien employé de la NSA et les journalistes de la célèbre publication ont découvert l’existence d’un mystérieux projet baptisé “Irritant Horn”.

Il était particulièrement ambitieux car il prévoyait de pirater la boutique d’applications de Google pour y implanter des logiciels malveillants capables de récolter toutes les données stockées sur nos smartphones.

Les données, et plus précisément les fichiers stockés sur leur mémoire interne, les informations saisies par leur utilisateur et le contenu de ses messages et de ses mails. Ou même leurs localisations et leurs recherches sur internet.

Toujours selon la même source, le Five Eye craignait un autre Printemps Arabe et il cherchait donc un moyen de “mettre sur écoute” un maximum de personnes en un minimum de temps. Attention tout de même car si le projet visait essentiellement l’Afrique, une partie de l’Europe était aussi concernée et c’était d’ailleurs le cas de la France.

Le plus amusant reste d’ailleurs à venir car la boutique d’applications de Samsung était aussi dans le collimateur de l’organisation.

Google n’a pas souhaité commenter la rumeurs. Samsung non plus.