C’est confirmée, GN-z11 est bien la galaxie la plus éloignée jamais observée par les chercheurs

GN-z11 est l’une des plus anciennes galaxies repérées grâce aux télescopes spatiaux Hubble et Spitzer. En effet, elle a déjà existé alors que l’Univers avait tout juste 420 millions d’années.

D’après des études antérieures, GN-z11 semblait être la galaxie la plus éloignée de notre planète à environ 13,4 milliards d’années-lumière. Toutefois, avec l’expansion de l’Univers qui a depuis eu lieu, cette galaxie pourrait finalement bien être encore plus éloignée de la Terre que ce que les chercheurs ne le pensaient.

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Justement, cette hypothèse a été confirmée par les résultats d’une récente étude menée par le Dr Nobunari Kashikawa et ses collègues, afin de mesurer avec précision la distance qui nous sépare de GN-z11 en se basant sur son redshift, le phénomène de décalage du spectre d’émission vers le rouge.

Ainsi, avec un redshift d’environ 10,957, GN-z11 détrône la dernière galaxie la plus lointaine considérée comme étant la plus éloignée, EGSY8p7 qui avait un redshift de 8,68.

GN-z11 : une usine à étoiles à proprement parler

GN-z11 est une galaxie très brillante située dans la constellation de la Grande Ourse (Ursa Major) découverte par une équipe d’astrophysiciens américains et néerlandais et vue telle qu’elle était il y a 420 millions d’années après la formation de l’Univers.

Cette galaxie, constituée d’environ un milliard d’étoiles, est 25 fois plus petite que la Voie Lactée pour une masse 100 fois plus faible. Malgré sa petite taille, le taux de génération d’étoiles y est 20 fois plus important et plus rapide que dans la nôtre et GN-z11 produit des étoiles très chaudes, jeunes et très massives.

Le redshift pour mesurer la distance des galaxies lointaines

Afin d’estimer la distance qui nous sépare d’une galaxie lointaine, il faut déterminer la distance que la lumière a dû parcourir pour arriver jusqu’à nous. Cette distance sera alors déduite par calcul de l’étirement des raies d’émission, une signature distinctive du spectre d’émission de la galaxie cible. Et plus le spectre s’étire dans le proche infrarouge, plus la galaxie est éloignée de nous. C’est le fameux redshift.

Pour le cas de GN-z11, le Dr Kashikawa et son équipe ont utilisé le spectrographe MOSFIRE du télescope Keck I de l’observatoireKeck situé à Mauna ( Hawaï) pour capturer en détail les raies d’émission du GN-z11 dans le proche infrarouge. C4est ainsi qu’ils ont pu déduire que GN-z11 a un redshift de z=10,957, faisant de cette dernière la galaxie la plus éloignée de nous.

Les résultats de l’étude ont été récemment publiés dans la revue Nature Astronomy.

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