C’est officiel, les Etats-Unis sont définitivement sortis des Accords de Paris

Afin de faire face au changement climatique, une action collective menée par près de 200 pays fut initiée en 2016, laquelle a abouti à la ratification par ces pays des fameux Accords de Paris. Des accords animés par le désir de chacun des dirigeants d’alors de réduire les émissions de carbone de leurs pays respectifs.

Sauf qu’avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, les États-Unis ont décidé de se retirer de cet accord collectif sur le climat. Le retrait des États-Unis des Accords de Paris a ainsi été notifié de façon officielle le 4 novembre 2019 par l’actuelle administration américaine, un retrait motivé par diverses raisons, économiques surtout.

Photo d'une ville fortement polluée

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Il a cependant fallu un an pour que ce retrait devienne officiel, prenant ainsi effet le 4 novembre dernier. Les dirigeants américains n’assisteront donc aux futures négociations sur le climat qu’en tant que simples observateurs à compter de mercredi dernier.

Un retrait est justifié d’après le gouvernement Trump

Étant le second plus grand émetteur de carbone de la planète, les États-Unis s’étaient engagés durant le régime Obama à réduire ses émissions de CO2 de près de 26 % jusqu’en 2025, par rapport aux niveaux d’émissions de 2005.

Cependant, une fois aux pouvoirs, le gouvernement Trump a estimé que cet objectif pourrait entraîner des conséquences économiques importantes pour les contribuables, les entreprises et les travailleurs américains. Il a également souligné que les Accords de Paris désavantageraient les États-Unis sur le plan économique et industriel par rapport à d’autres nations comme la Chine.

D’ailleurs, l’administration actuelle n’a cessé d’assouplir plusieurs réglementations environnementales et à réduire certaines limites en matière de pollution depuis l’entrée en fonction de l’actuel président, justifiant ces mesures par un souci de compétitivité économique.

Un retrait définitif qui arrive à un bien mauvais moment

Les États-Unis avaient donc affirmé leur intention de se retirer des Accords de Paris pour la première fois en 2017. Ils ont néanmoins dû attendre 2019 pour finaliser la démarche, les termes des Accords stipulant un délai d’au moins trois ans avant qu’un retrait ne soit possible.

Et ce fut chose faite le 4 novembre 2019, sachant toutefois que le retrait n’est officiel qu’un an après sa notification. Ce retrait des États-Unis des Accords de Paris arrive cependant à une période des plus agitées, avec la situation actuelle outre-Atlantique en regard des élections présidentielles.

Le prochain locataire de la Maison Blanche aura en effet fort à faire pour remettre les choses en ordre sur la question du climat. D’autant que 69 % des Américains estiment que le retrait du pays des Accords de Paris isolerait les États-Unis du reste du monde.

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