Cet homme britannique est la deuxième personne à être guérie du VIH

Cela fait plusieurs années que les chercheurs et scientifiques essaient de trouver un remède contre le VIH.

Jusqu’à présent, il n’existe encore aucun traitement pour tuer efficacement le virus et les patients infectés doivent prendre quotidiennement des médicaments spéciaux pour continuer à vivre avec le virus dans leur organisme.

Crédits Pixabay

D’après un rapport publié dans la revue The Lancet HIV le mardi 10 mars dernier, un Britannique du nom d’Adam Castillejo aurait passé les 30 derniers mois sans le virus, et ce, sans avoir eu besoin de prendre des médicaments antiviraux.

L’homme de 40 ans serait ainsi la deuxième personne guérie du VIH après Timothy Brown qui était connu sous le nom de « Berlin patient ».

Une opération plus que réussie

Auparavant, Castillejo était juste connu sous le nom de « London patient » et on ignorait de ce fait son identité. L’homme n’a révélé son vrai nom que le lundi 9 mars dernier. Selon les informations, il a été diagnostiqué séropositif pour la première fois en 2003.

D’après les explications, la guérison de Castillejo serait attribuée à une greffe spéciale de la moelle osseuse que l’homme a dû subir à cause d’un cancer. Brown, le premier patient guéri, a également connu la même situation, car lui aussi a été opéré pour une greffe de moelle osseuse en 2007 pour traiter son cancer. Cela fait maintenant plus d’une dizaine d’années que Brown vit sans le VIH.

Les cellules souches qui ont été transplantées chez Castillejo et Brown provenaient  d’un donneur qui avait une mutation génétique rare lui permettant de résister au VIH.

Un traitement qui ne fonctionnerait pas pour tous…

Bien que cela puisse sembler être une bonne nouvelle pour ceux qui ont le VIH, les chercheurs ont déclaré que le procédé ne pourrait cependant pas être utilisé comme traitement standard pour tous les patients. Selon leurs dires, ces types de greffe présentent beaucoup de risques, en plus, les deux hommes guéris ont eu recours au procédé pour traiter leur cancer.

Après son opération, Castillejo n’a plus présenté aucune infection virale active dans son corps. Les médecins ont toutefois retrouvé des traces de l’ADN du VIH dans certaines de ses cellules, comme ce fut le cas avec Brown. Ils ont par contre indiqué que ces restes ne présentaient aucun risque, car ils ne peuvent plus se répliquer et correspondent plus à des « fossiles ».

Même si les cas de Castillejo et de Brown sont assez spéciaux, espérons que leur guérison permettra aux scientifiques de trouver le meilleur traitement pour soigner tous les autres patients infectés par le VIH.

Mots-clés santéVIH