Cet homme souffre de maux de tête lorsqu’il regarde du porno

Le cas d’un amateur de pornographie âgé de quarante ans a intrigué les chercheurs de l’hôpital Kaohsiung Chang Gung Memorial, à Taïwan. L’individu se plaignait d’avoir d’intenses maux de tête lorsqu’il regarde des vidéos pornographiques. Il aurait ressenti des symptômes similaires à chaque fois qu’il était exposé à des ébats sexuels via son écran. Il a également remarqué que la douleur s’arrêtait lorsqu’il éteignait ce dernier.

Les neurologues et sexologues taïwanais Hsin-Ling Yin et Wei-Hsi Chen ont pris l’affaire au sérieux. Ils ont réalisé une série d’examens sur le patient afin de déterminer la cause exacte de cette anomalie. Ils ont réussi à démontrer que les douleurs étaient surtout liées à l’excitation sexuelle visuelle de celui-ci.

Migraine porno

Le phénomène a fait l’objet d’une étude dont les résultats ont été relatés dans le 164e volume de neurologie et de neurochirurgie.

Des douleurs liées à l’excitation sexuelle

Outre les maux de tête, le patient aurait ressenti des douleurs sur le cou et les tempes. Les chercheurs ont constaté que les premiers signes apparaissent dix minutes après que le patient ait commencé à visionner une vidéo. Il s’agit notamment de rougeurs sur certaines parties de son visage, d’une accélération de sa palpitation et de sa respiration ainsi que d’un dessèchement buccal.

Par ailleurs, la douleur était plus aiguë lorsque l’homme était en face d’une scène d’orgie ou incluant de jeunes femmes. Par contre, à la vue d’une scène homosexuelle, elles étaient moins graves. Compte tenu de l’orientation sexuelle de leur patient, les scientifiques en ont conclu que les douleurs étaient bien liées à l’excitation sexuelle.

Un sentiment de culpabilité ?

Toutefois, cela n’explique pas le fait que tout le monde ne ressent pas les mêmes choses devant les mêmes scénarios. Les scientifiques ont alors fait appel à une technique spécifique appelée Doppler. C’est une sorte d’échographie qui sert à mesurer la vitesse des flux sanguins à partir d’ondes ultrasonores.

Ils ont conclu que, dans ce cas précis, le stimulus visuel a un impact non négligeable. Il provoquerait un dysfonctionnement cérébrovasculaire sur l’excitation sexuelle.

Ils ont expliqué que ces dysfonctions vasomotrices seraient surtout liées à des causes psychologiques ou morales. Il pourrait s’agir, par exemple, de stress, d’anxiété, de sentiment de honte ou de culpabilité, etc. À ce propos, il est à noter que le patient est un homme marié.

Néanmoins, désormais, il peut tranquillement profiter de son petit moment de plaisir. Pour ce faire, il n’aura qu’à prendre 25 à 50 mg d’indométacine avant d’allumer son écran.