Cet institut utilise la chaleur corporelle pour miner des cryptomonnaies

Le Bitcoin coûte très cher en énergie. Face à la situation, un institut hollandais du nom d’IoHO a eu l’idée de mettre en place un système de collecte sophistiqué capable d’utiliser la chaleur corporelle humaine pour miner des cryptomonnaies sans utiliser d’électricité.

Ce n’est pas une révélation, mais le Bitcoin est très gourmand en énergie et la moindre transaction est ainsi facturée au prix fort. Encore plus à présent.

Miner Cryptomonnaies

Digiconomist a ainsi mené une étude poussée en fin d’année dernière pour évaluer le coût en énergie du Bitcoin.

Utiliser la chaleur corporelle pour miner des cryptomonnaies

En croisant ses  données avec celles de PowerCompare, le cabinet avait déterminé que l’électricité utilisée pour exploiter la monnaie en 2017 avait surpassé la consommation annuelle de cent cinquante pays.

Bien sûr, le Bitcoin n’est pas la seule monnaie à nécessiter d’importantes quantités d’énergies. Ethereum se trouve dans un cas similaire, de même pour toutes les cryptomonnaies populaires.

IoHO, un institut basé en Hollande, a pleinement conscience du problème et il a ainsi eu l’idée de développer un système de collecte assez particulier afin de pouvoir exploiter les cryptomonnaies sans pour autant nécessiter d’importantes quantités d’énergie. Un système reposant sur la chaleur corporelle du corps humain.

Certains d’entre vous le savent peut-être, mais un corps humain adulte génère de l’énergie en permanence et même lorsqu’il se trouve au repos. D’après les évaluations effectuées par l’institut, un corps adulte serait ainsi en mesure de générer 100 watts de puissance lorsqu’il est allongé et 80 % de cette énergie est inutilisée.

Un système perfectible, mais prometteur

IoHO a donc eu l’idée de développer une machine capable de récupérer cet excès d’énergie. Comment ? En s’appuyant sur de simples générateurs thermoélectriques et en convertissant ainsi la chaleur corporelle dégagée par le corps humain en énergie exploitable. Une énergie utilisée ensuite pour alimenter des machines de minage.

L’initiative n’est pas nouvelle et les premiers essais remontent ainsi à 2015. Depuis, environ trente-sept bénévoles ont participé à l’expérience pour une durée totale de 212 heures. Durant ces tests, les participants ont réussi à produire une puissance totale de 127,2 watts avec une moyenne de 0,6 watt par heure. Le système est donc loin d’être abouti puisque l’institut a réussi à récupérer seulement 1 % de la chaleur corporelle générée par les bénévoles.

Toutefois, IoHO a eu l’intelligence de se focaliser sur les altcoins comme Vetcoin et Startcoin pour optimiser l’opération et certaines de ces monnaies ont vu leur valeur augmenter de plus de 46 000 % en l’espace de ces deux dernières années, rapportant du même coup quelques billets verts à l’institut et à tous ses cobayes.

Manuel Beltran, le fondateur de l’institut, ne compte évidemment pas s’arrêter là et il a ainsi l’intention de poursuivre ses expériences et d’investir dans de nouveaux générateurs plus efficaces afin d’améliorer le rendement de son parc. Il espère aussi que cette expérience inspirera les acteurs du marché à investir davantage sur les cryptomonnaies.

Mais sa réflexion va encore plus loin. L’homme pense en effet que cette technologie pourrait s’inscrire dans une plus large dynamique à l’avenir en permettant à chacun de générer de l’argent avec son corps en exploitant son capital biologique, par le biais de dispositifs portatifs spécifiques ou même de combinaisons spéciales.