Cette drôle de créature en forme de trombone pouvait vivre 200 ans

Des scientifiques de l’Université de Syracuse, à New York, ont publié un nouveau rapport concernant le Diplomoceras maximum. Surprenant de par sa grande coquille en forme de trombone, cette créature marine pouvait vivre deux siècles.

Comme la plupart des animaux préhistoriques, le Diplomoceras maximum fascine les scientifiques. Classée parmi les ammonites, un sous-groupe de céphalopodes éteints, cette créature ayant disparu en même temps que les dinosaures non-aviens il y a environ 66 millions d’années vivait principalement en Antarctique. Elle se distinguait par sa grande coquille en forme de trombone. Cette dernière pouvait d’ailleurs atteindre facilement les 1,5 mètre de long. Certes, les particularités physiques de l’animal sont connues depuis assez longtemps déjà, mais une question demeure sans réponse : sa durée de vie.

Crédit : Peter Feghali – Unsplash.com

Heureusement, grâce à Linda Ivany et Emily Artruc, de l’Université de Syracuse à New York, nous avons enfin une idée de l’espérance de vie du Diplomoceras maximum.

Une longévité impressionnante

Dans le cadre de leurs travaux de recherche, les chercheuses se sont basées sur des échantillons prélevés sur une section de la coquille d’un Diplomoceras maximum. Ensuite, elles ont séparé un modèle dans la distribution des isotopes de cette partie du corps de l’animal. Il semblerait effectivement que ledit modèle soit relatif à une libération de méthane effectuée chaque année sous l’eau.

Autrement dit, le nombre de nervures observées sur la coque indique l’âge auquel la créature est morte. En s’appuyant sur cette technique, Linda Ivany et Emily Artruc ont pu déterminer que le Diplomoceras maximum pouvait vivre environ 200 ans. Un exploit pour une ammonite !

Une durée de vie supérieure à celle d’autres ammonites

Que le Diplomoceras maximum soit capable de vivre plus de 200 ans est une information qui ne nous surprend pas trop. De nos jours, il existe pas mal d’animaux qui possèdent autant de longévité, voire plus.

Cette découverte reste néanmoins intéressante dans la mesure où les créatures actuelles, sous-espèces de l’ammonite, possèdent une durée de vie particulièrement courte. C’est le cas d’un poulpe qui vit rarement plus de 5 ans.

Par ailleurs, il est bon de souligner que dans son environnement, dans l’Antarctique, l’animal devait faire preuve d’une grande capacité d’adaptation vu que la nourriture y faisait rare pendant l’hiver. Linda Ivany et Emily Artruc avancent que cette réalité lui aurait peut-être permis de développer un métabolisme beaucoup plus lent que d’habitude.

Le Diplomoceras maximum selon un artiste / Crédits : James McKay