Cette entreprise va transformer la poussière de la Lune en oxygène

Grâce à la NASA, l’Homme est sur la bonne voie pour revenir sur la Lune. L’agence spatiale américaine travaille en effet depuis plusieurs mois sur le programme Artemis qui devra ramener les astronautes américains sur la surface lunaire en 2024. L’objectif de la NASA est d’y créer une base durable.

Cette fois-ci, l’agence spatiale américaine ne travaillera pas seule. Elle collaborera notamment avec l’Agence spatiale européenne (ESA), pour mener à bien sa mission. Elle a également fait appel à l’entreprise Intuitive Machines, basée à Houston, pour concevoir un instrument qui permettra d’extraire la glace sur la Lune pour la transformer en eau. L’utilisation des ressources présentes sur place facilitera largement l’installation des astronautes.

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Aujourd’hui, on apprend que l’ESA a signé un contrat avec l’entreprise britannique Metalysis. Cette société devra mettre sa technologie au service de l’agence spatiale pour extraire de l’oxygène à partir de la poussière de Lune.

Le régolithe lunaire, une source d’oxygène

Ce projet entre aussi dans le cadre du programme Artemis. Il permettra aux astronautes d’accéder directement à une ressource qui leur sera vitale sur la Lune. Après l’analyse des échantillons de régolithe lunaire, l’ESA a annoncé qu’il contient entre 40 et 45% d’oxygène.

L’agence spatiale s’est donc tournée vers l’entreprise Metalysis pour développer une technologie capable d’en extraire l’oxygène. L’ESA s’est engagée à financer les travaux de la firme britannique pendant neuf mois. Dans une récente étude réalisée en collaboration avec l’Université de Glasgow, les chercheurs de Metalysis ont annoncé qu’ils avaient pu extraire 96% de l’oxygène d’un sol lunaire simulé.

Un projet prometteur

La prochaine étape pour Metalysis consiste à trouver un moyen d’augmenter le rendement et la pureté de l’oxygène. L’extraction de ce gaz présente de nombreux avantages. En effet, d’après l’ESA, ce processus permettra aussi d’obtenir des alliages métalliques qui pourraient être utilisés dans la fabrication de briques de construction.

« Ce processus de production laisse derrière lui un enchevêtrement de différents métaux. C’est une autre piste de recherche, pour voir quels alliages seraient les plus utiles à produire à partir d’eux. Pourraient-ils être directement imprimés en 3D, par exemple, ou auraient-ils besoin d’être affinés ? », a expliqué Alexandre Meurisse, chercheur à l’ESA.

D’après lui, « le mélange précis de métaux dépendra de l’endroit sur la Lune où le régolithe a été recueilli. Il y aurait d’importantes différences régionales. »

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